Vente directe, investissements, bio : ça bouge
12 septembre, 2009Ecrit par différents auteurs du web
Comment se sortir de l’ornière ? « Il faut organiser des filières puissantes au sein desquelles les producteurs doivent se regrouper, peser le plus lourd possible et bien négocier les prix », répondent les tenants du modèle agro-industriel exportateur.
Atomisée en une myriade d’organisations, écartelée sans cohésion entre l’Ouest qui engraisse et le Centre qui exporte ses broutards en Italie, la production bovine apparaît singulièrement désarmée pour défendre son beefsteak face au géant Bigard qui abat la moitié des bovins en France. Même constat de dispersion des forces en production porcine, incapable de formuler une offre cohérente quand le charcutier industriel Madrange était à vendre.
« Les agriculteurs doivent participer au capital des entreprises de transformation et de commercialisation », répète Philippe Mangin, président de Coop de France. À l’image des céréaliers dont le fonds d’investissement Sofiprotéol détient la société Lesieur, met des billes dans la nutrition animale pour s’assurer des débouchés et se diversifie dans les valorisations non alimentaires (agrocarburants, chimie verte…). La construction de ces filières passe par la mise en place de contrats dans un cadre interprofessionnel.
Les tenants d’une agriculture autonome et économe réfutent ce modèle. Ils voient le salut dans la vente directe au consommateur. Les associations de maintien de l’agriculture paysannes (Amap) sont en plein boom. La bio, portée par une consommation en hausse, est aussi une des voies adoptées par les agriculteurs de l’Ouest. Le contraste est saisissant entre les 260 €/1 000 l de la filière laitière conventionnelle et les 430 € versés par la société Biolait.




