L’économie bretonne est faite de contrastes. Sa caractéristique la plus importante est la présence de la mer. La population étant concentrée prés du littoral, elle influe sur le cadre de vie des habitants. Elle s’exerce dans le tourisme avec ses ports de plaisance et ses stations balnéaires, dans les bases militaires et arsenaux, mais surtout dans les transports maritimes, la pêche et l’aquaculture. Région périphérique longtemps tenue é l’écart de la croissance économique, la Bretagne connait aujourd’hui de grands changements.
Agriculture
La Bretagne bénéficie d’une solide tradition rurale et reste la première région agricole de France. Le secteur primaire occupe entre 15 et 18% de la population active selon les départements (France: 6,8%), c’est-à-dire une proportion parfois largement supérieure aux autres régions françaises. L’élevage occupe une position dominante et représente 40% de la production nationale; les porcins représentent 23,8% de la production bretonne, les vaches laitiéres 26,1% et les volailles et les éufs 9,3%. Les cultures maraichéres (artichauts, choux-fleurs, haricots verts, épinards, petits pois, carottes, flageolets et d’autres primeurs) représentent une part significative de la production nationale, et sont généralement localisées é la périphérie de la Bretagne, sur le littoral. Les céréales (orge) sont également répandues. L’ostréiculture est également largement pratiquée. L’agriculture intensive des zones côtiéres contraste avec l’intérieur de la région, l’Argoat, pays de prairies, de collines et de forêts basées sur un élevage extensif.
Malgré une conjoncture défavorable, le secteur de la pêche occupe toujours une place importante puisqu’il représente un tiers de la valeur des prises françaises et 43% en volume. Les principaux ports se trouvent dans le sud de la Bretagne: leurs spécialités sont la pêche côtiére, la sardine et les crustacés. Lorient est le deuxième port de pêche français avec 42.000 tonnes de poisson. Les ressources du sous-sol, importantes dans le massif Armoricain, sont également exploitées : mines de kaolin, de plomb, de zinc, de cuivre et d’uranium.
Industrie
Le secteur secondaire est sous-représenté en Bretagne, il n’emploie que 18,8% de la population active (France: 22,9%). L’industrie agro alimentaire (deuxième rang national) est omniprésente notamment dans le sud-ouest de la région é abattage d’animaux, charcuteries et salaisons, produits laitiers, aliments pour animaux, conserveries de légumes, de poissons et de plats cuisinés et découle naturellement de l’agriculture.
Port de St.-Nazaire
La Bretagne Sud est également marquée par la construction navale. Les chantiers de l’Atlantique Saint-Nazaire, troisièmes chantiers mondiaux de construction navale, ont enfanté de fabuleux paquebots. Le secteur de l’électronique et des télécommunications est dopé ici par une forte capacité de recherche. Le site Rennes-Atalante, oé le premier studio numérique du monde a été construit en 1986, reste une ville-phare avant-gardiste en matiére de télématique.