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  • Posts Tagged ‘ecolo’

    Quand le coton sera bio, durable… et sexy

    Mardi, septembre 22nd, 2009

    Lundi s’est ouvert à Interlaken la première Conférence internationale sur le coton biologique, qui réunit durant une semaine une centaine d’acteurs de toute la filière mondiale. Objectif: encourager des partenariats.

    «From Fashion to Sustainability», c’est le titre ambitieux de ce congrès organisé par l’œuvre d’entraide suisse Helvetas pour marquer la première Année internationale des fibres naturelles.

    «C’est le premier grand congrès ‘global’ sur le coton biologique et équitable avec des participants du monde entier et de toute la chaîne de production, transformation et distribution», explique Frank Eyhorn, responsable du Centre de Compétence Bio et Equitables d’Helvetas (OFTCC).

    Jusqu’à vendredi, le programme propose une trentaine de débats et ateliers portant sur le développement de partenariats, l’intégrité de la filière, les concepts de marketing et de communication ainsi que les tendances et politiques.

    Des paillettes sur le macramé

    Mais aussi un «market place» et un défilé de mode orchestré par Yannick Aellen, une des étoiles suisses de ce genre d’événement «glamour», histoire de faire une place au coton biologique sur les podiums.

    Mardi, le défilé a présenté des modèles signés Peter Ingwersen (label «Noir»), Marina Spadafora et Davide Grazioli («Banuq»), ainsi que Imane Ayissi (Cameroun) et Kofi Ansah (Ghana). Le tout en coton bio, comme il se doit.

    Commercialement, le défi consiste à faire sortir le bio de sa «niche», terme d’usage pour ces habits éthiquement corrects mais aux airs «écolo baba cool» sans forme ni sexe, faits de tissus rêches et beigeâtres cousus à l’aiguille à tricoter.

    C’est là qu’interviennent les technologies de pointe en matière de filature, de tissage, de coloration et de traitement des tissus. Ainsi, les coupes et les couleurs des t-shirts de la marque suisse Switcher ont atteint des standards très compétitifs.

    Au point d’intéresser des marques de luxe comme Armani, Hermès, mais aussi Lacoste, Levi’s ou Replay, ou encore la Britannique Stella MacCartney, qui investissent de plus en plus dans la production écologique de fibres naturelles.

    Le monde de la mode bouge

    Le cas de Peter Ingwersen est exemplaire: cet ex-designer chez Levi’s s’est détourné peu à peu des conditions de travail de ce monde impitoyable pour créer son propre label en 2005. Il utilise uniquement du coton ougandais cultivé sans pesticides et à des prix équitables pour les producteurs. Une partie des gains finance les frais médicaux et de formation de la communauté locale.

    «Le monde de la mode bouge, mais il y a aussi des grandes chaînes comme C&A ou H&M, ou encore Migros et Coop en Suisse, qui essaient d’intégrer le coton bio dans une gamme de produits plus vaste et qui investissent dans des pays producteurs du Sud», poursuit Frank Eyhorn.

    «Si la Suisse a réussi à atteindre l’objectif de 5% de coton biologique sans produits chimiques ni OGM en 2008, c’est en partie grâce à Coop et Migros», ajoute-t-il.

    Avec son assortiment Naturaline, Coop se proclame «le plus grand distributeur de textiles équitables en coton bio du monde». Depuis 1995, il pratique des primes au bio et l’interdiction du travail des enfants. Aujourd’hui, le distributeur suisse offre plus de 400 produits dans ses 133 supermarchés.

    De même, Migros, partenaire depuis 2001 d’Helvetas, a signé cet été la «Better Cotton Initiative», qui regroupe 50 organisations (y compris le Secrétariat d’Etat suisse à l’économie) dans le monde «dans le but de promouvoir des méthodes de culture cotonnière ménageant l’environnement et garantissant aux cultivateurs un revenu stable».

    Crise et spéculation

    «Depuis plusieurs années, la spéculation sur les matières premières a fait chuter les prix, si bien que les producteurs du Sud ne gagnent plus rien, d’autant qu’ils ne reçoivent pas de subventions comme ceux du Nord», explique Georg Felber, chef du projet d’Helvetas au Burkina Faso.

    Pour compenser ce déséquilibre, l’idéal serait de pratiquer des prix équitables. Le problème, c’est le coût: le coton bio coûte déjà 15 à 20% plus cher que le conventionnel, mais le «bio-équitable» coûte encore près du double en plus.

    «Au Burkina Faso, confirme M. Felber, le kilo de graines de coton bio coûte 165 francs CFA et celui de bio-équitable 272, plus une taxe de 34 francs qui va à la communauté des exploitants.»

    Et de reconnaître que, dans le Nord, les ménages doivent payer le coton plus cher. «C’est déjà une très bonne chose pour le consommateur final si le simple coton bio sort de sa niche grâce au fait qu’il est abordable.» A condition que la «ligne écolo» ne devienne pas un prétexte pour gonfler les marges.

    En 2008, le marché mondial s’est effondré et n’absorbe plus la production qu’il faut stocker. «Avec la crise actuelle, ajoute l’expert d’Helvetas, il y a un effet d’engorgement dû à la baisse de la demande alors que les producteurs sont prêts.»

    Pour conquérir durablement l’industrie de la mode et le grand public (surtout les jeunes), il est donc décisif que des partenariats se créent entre tous les maillons de la chaîne. Si un véritable marché se crée, alors les multinationales entreront dans le jeu. C’est l’espoir avoué de ceux qui sont réunis cette semaine à Interlaken pour faire le point.

    Isabelle Eichenberger, swissinfo.ch

    Les placements douteux de l’organisme Eco-Emballages

    Mercredi, décembre 10th, 2008

    Le ministère de l’Ecologie est en colère : l’organisme qui gère cette taxe reversée aux collectivités locales a placé 60 milions d’euros dans des paradis fiscaux.

    Eco-Emballages, un organisme qui gère les contributions des entreprises pour les redistribuer aux collectivités locales effectuant la collecte et le recyclage, a en effet effectué des placements risqués. Son conseil d’administration a informé le ministre de l’Écologie, Jean-Louis Borloo, d’un risque de perte lié à des «placements non sécurisés d’une partie de la trésorerie dans des paradis fiscaux». Les sommes en jeu sont importantes. «Si ces pertes ne remettent pas en cause le fonctionnement de la filière, elles pourraient être importantes. Soixante millions d’euros restent à ce jour placés sur ce type de fonds à risques dont l’emploi est inacceptable au regard de la morale républicaine, s’agissant de fonds publics», a indiqué le ministère, qui a demandé une enquête approfondie.

    Jean-Louis Borloo, qui a convoqué hier le directeur général d’Eco-Emballages, Bernard Hérodin, demande que l’ensemble de la trésorerie soit replacé sur des fonds sécurisés dans les meilleurs délais et que le conseil d’administration tire rapidement, «en termes de gouvernance de l’entreprise, toutes les conséquences pour que ce risque ne se reproduise pas». Et de menacer. «Faute d’une action exemplaire, l’agrément dont bénéficie Eco-Emballages sera suspendu.»

    Ecolocompare, site de comparaison de produits écologiques

    Mercredi, juin 18th, 2008

    De plus en plus de produits et services sont aujourd’hui présentés comme “écologiques”, “protégeant la nature” ou “protégeant l’environnement”, alors que l’intérêt du produit ou du service pour la nature est minime, voire inexistant. Comment s’y retrouver ?

    Ecolocompare.com est un comparateur qui note des produits écologiques selon 3 critères principaux : fabrication, utilisation et recyclage.

    Grace à l’évaluation de produits, ce site permet par exemple de comparer deux ou trois produits entre eux comme l’eau en bouteille et l’eau du robinet, ou encore le bloc béton, béton cellulaire et le bloc monomur.

    Ce site n’est pas un site marchand mais d’information du consommateur. Seuls des bénévoles passionnés par l’écologie et par l’enjeu du développement durable rédigent du contenu, d’ailleurs nous comptons également sur d’autres bénévoles pour le compléter.

    Merci de nous donner votre avis sur ce site et à le faire connaitre, il à mobilisé beaucoup d’énergie.

    [Cet article est proposé par Patrick Montier]