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  • L’e-commerce peut-il faire sortir la France de la crise ?

    9 juillet, 2009
    Ecrit par différents auteurs du web

    Cette interrogation trouve des éléments de réponse dans le rapport sur “le commerce en ligne en France et en Europe” présenté par Eurobrief dont les auteurs sont Jean-François Jamet, Thierry Chopin et Emmanuel Monnet.
    Cette étude, qui s’appuie sur les données publiées par la FEVAD (Fédération du E-commerce et de la Vente A Distance) sur le marché français, a pour objectif de démontrer l’importance du rôle joué par le secteur de la vente en ligne dans les plans de sortie de crise.

    Le e-commerce français est en retard
    D’après les chiffres de 2007, concernant la dépense par habitants pour les achats de produits en ligne, le premier constat est le retard important pris par la France sur ses voisins européens, notamment derrière l’Allemagne et le Royaume-Uni :

    • Royaume-Uni : 308 euros sont dépensés par habitants pour les achats en ligne
    • États-Unis : 306 euros     “             “               “               “       “             “             “
    • Allemagne : 157 euros     “            ”               ”               ”       ”             ”             “
    • France : 115 “            “               “              “        “              “             “

    En 2007, les ventes de produits sur les sites marchands ont atteint :

    • 93 milliards d’euros aux Etats-Unis
    • 18,5 milliards d’euros au Royaume-Uni
    • 13 milliards d’euros en Allemagne
    • 7 milliards d’euros en France

    Le e-commerce français a donc une belle marge de progression, soutenue par une confiance toujours croissante dans l’achat en ligne et un taux d’équipement des ménages en constante progression.

    Le e-commerce BtoB est encore plus en retard
    L’étude fait ressortir le retard encore plus flagrant de la France dans le domaine du e-commerce BtoB. Il suffit pour s’en convaincre de lire les résultats publiés par la FEVAD en 2008 à propos de la part des entreprises ayant effectué au moins 1% de leurs achats en ligne au cours de l’année précédente :

    • Italie : 12%
    • France : 20%
    • Espagne : 22%
    • Moyenne des 27 pays de l’Union Européenne : 29%
    • Royaume-Uni : 49%
    • Suède : 51%
    • Allemagne : 52%

    Comme on peut le constater, la France est sous la moyenne européenne. L’étude met en avant l’hypothèse que rattraper ce retard dans les achats en ligne interentreprises pourrait être source de gains de productivité significatives pour les entreprises françaises : réduction des coûts de gestion et administratifs liés aux achats, accès à une offre plus exhaustive permettant la comparaison des fournisseurs…

    De plus, un effort porté sur la création de sites Web par les entreprises, notamment avec le soutien des autorités publiques, serait un important pas en avant pour bénéficier du relais de croissance que constitue le e-commerce.

    L’e-commerce croît dix fois plus vite que le e-commerce de détail
    Comparaison révélatrice du dynamisme du secteur du commerce en ligne, depuis 2002, le chiffre d’affaires réalisé par les sites marchands grand public a en moyenne progressé de 40% par an en France. C’est presque 10 fois plus que le commerce de détail non-alimentaire en magasin (4,3%).
    Le commerce électronique dépasse désormais le chiffre d’affaires des grands magasins qui s’élevait en 2007 à 7,2 milliards d’euros.

    L’étude le précise bien, le e-commerce est devenu une vraie locomotive de la consommation, ce rôle est encore plus marquant dans le contexte actuel de crise puisqu’il croît toujours de 25% alors que le commerce de détail non-alimentaire en magasin ne progresse plus.

    2,5 millions d’acheteurs en ligne de plus en un an
    La crise a certes eu des répercussions sur le e-commerce, notamment avec la stagnation du panier moyen observée en 2008 : 92 euros en moyenne sur l’année mais 87 euros au dernier trimestre. Elle est cependant largement compensée par l’augmentation du nombre d’acheteurs en ligne. En 2008, il a ainsi progressé de 2,5 millions par rapport à 2007.

    D’une part du fait de l’augmentation du nombre d’internautes mais également parce que la part des acheteurs en ligne dans la population des internautes ne cesse de progresser, pour atteindre 69% en 2008. Les cyberacheteurs sont désormais 22 millions en France contre 5,4 millions en 2002.

    Explosion des transactions par carte bancaire en ligne et du nombre de sites marchands
    Proportionnellement au nombre croissant de cyberacheteurs, le nombre de transactions par carte bancaire en ligne a été multiplié par 6 depuis 2004 pour atteindre 186 millions en 2008. Egalement, les craintes des français en matière de sécurité des paiements électroniques ont été en grande partie levées. Le montant moyen des transactions est plus ou moins stable : de 86,3 euros en 2004 à 91 euros en 2007 et 2008.

    De plus en plus de sites marchands sont crées : 48500 sites ouverts en 2008 soit 5 fois plus qu’en 2004. Actuellement un site marchand est créé toutes les 45 minutes.

    Le e-commerce facilite l’exportation
    Parmi les avantages que représentent le commerce en ligne figure la possibilité d’exporter plus facilement. D’ailleurs 4 PME sur 10 estiment qu’Internet et le e-commerce rendent la vente à l’exportation plus intéressante. Cette proportion atteint même 8 PME sur 10 parmi celles qui exportent en ligne.

    La part des exportations dans le commerce électronique à destination des particuliers est donc plus forte que dans la vente en magasin : 20% contre 9,6%. L’étude met en avant d’autres avantages à l’e-commerce : limitation des coûts de distribution, de marketing et d’installation des PME.

    L’e-commerce est générateur d’emplois directs et indirects
    Le développement du e-commerce crée directement et indirectement des emplois. Entre 2004 et 2008, les effectifs des sites marchands en France ont plus que doublé et dépassent désormais les 20 000 emplois directs. D’après Eurobrief, chaque point de croissance du chiffre d’affaires du e-commerce grand public fait gagner un demi-point à l’emploi dans ce secteur.

    De plus, la FEVAD estime que le commerce électronique génère 60 000 emplois indirects, soit un total de 80 000 emplois existant grâce au e-commerce. Le secteur est de plus porteur d’emploi pour des personnes actuellement hors du marché du travail : chômeurs, femmes au foyer, personnes à mobilité réduite…

    Le e-commerce profite autant à la vente de services que de produits
    Il est démontré également que la vente en ligne de services profite autant du développement de l’e-commerce que la vente en ligne de produits.
    Le chiffre d’affaires du e-commerce de services est passé de 3,2 milliards d’euros en 2004 à 8,5 milliards en 2007, pendant que le chiffre d’affaires du e-commerce de produits progressait de 2,5 à 7,5 milliards d’euros.

    source : Le Journal du Net







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