Aéroport de Cornouaille. Vinci-Kéolis aux commandes
20 décembre, 2008Ecrit par différents auteurs du web
C’est finalement au tandem privé Vinci-Kéolis que la région Bretagne a confié la concession l’aéroport de Cornouaille, scellant la fin d’une longue histoire entre l’aéroport cornouaillais et la chambre de commerce de Quimper. C’est dans les années 1930 que la CCI avait créé l’équipement à Pluguffan. Un outil jugé indispensable au désenclavement de la Cornouaille. Depuis plusieurs années, la fréquentation s’établit ainsi autour des 135.000 passagers. Lors de sa dernière assemblée générale, fin novembre, la CCI avait annoncé un léger déficit de 38.000 € pour l’année 2008. Cet été, trois candidats avaient répondu au renouvellement de la concession lancée par la Région sous forme d’une délégation de service public : la CCI de Quimper, concessionnaire historique, et deux groupements privés avec la SNC Lavalin-Derichebourg d’une part et Vinci Airports-Kéolis d’autre part.
Dans les principes, la Région a annoncé la reprise des 24 salariés « sans période d’essai, avec maintien de la rémunération nette, de l’ancienneté et de la qualification ». Quant aux perspectives de l’aéroport sud-Finistérien, le conseil régional évoque « une stratégie cohérente et mesurée qui allie le confortement des relations avec Brit’Air,
principal opérateur de l’aéroport, le développement de trafics de niches (charters skis, aviation d’affaires…) ». Enfin, le développement « très mesuré » d’un trafic low-cost (moins de 5 % du trafic total).
La région indique que la proposition Vinci-Kéolis est « financièrement la moins coûteuse pour la collectivité ». Sans plus de précision.
Vinci et Kéolis sont déjà partenaires à 50-50 dans la gestion de trois aéroports : Grenoble-Isère, Chambéry-Savoie et Clermont-Ferrand. Quimper-Cornouaille va donc être la quatrième plateforme pilotée par le tandem. Kéolis gère aussi seule les aéroports d’Angers, d’Albert Picardie et de Troyes-Champagne. Kéolis, filiale de la SNCF, est plus connue en Bretagne pour sa gestion de réseaux de transports urbains. La société gère ainsi le réseau bus-métro de Rennes, le réseau bus-tramway de Brest, les réseaux de bus de Quimper, Lorient ou Morlaix. Enfin, côté mer, elle gère la compagnie maritime Penn ar Bed.
La concession prend effet le 1 e r mars 2009 et court jusqu’en décembre 2015. Année qui doit aussi voir l’arrivée du TGV à Quimper…




