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  • Archive for septembre, 2009

    La Région promeut une agriculture durable et diversifiée

    Jeudi, septembre 17th, 2009

    Le Space, salon international des productions animales, est devenu le rendez-vous professionnel majeur de l’élevage en Europe. Il se tient au Parc des expositions de Rennes-Saint-Jacques du mardi 15 au vendredi 18 septembre.

    Cette année encore, ce grand salon breton de l’élevage rassemblera tous les acteurs des filières avicole, porcine, bovine (lait et viande), cunicole et ovine. Plus de 100 000 visiteurs sonr déjà attendus. Avec 1 200 exposants (dont 30% d’ étrangers), le Space est devenu un carrefour majeur pour s’informer sur tous les aspects du secteur : équipements et bâtiments d’élevage, alimentation animale, santé animale, semences, génétique et sélection, environnement… A l’occasion de cette 23e édition, la Région Bretagne y tient un stand où elle présentera sa politique pour une agriculture durable et diversifiée. Elle apporte en effet son soutien à différents niveaux : aide à l’installation des jeunes agriculteurs, soutien aux démarche qualité, aide au développement de mesures agri-environnementales, accompagnement des filières de production… Elle favorise également la place des énergies renouvelables à travers son programme régional "Enérgie et agriculture".

    Plus de 14 000 visiteurs à la foire de Bio Zone à Mûr-de-Bretagne

    Lundi, septembre 14th, 2009

    La 24e édition de la foire Bio Zone à Mûr-de-Bretagne aura été un grand succès, avec plus de 14 000 visiteurs, soit mieux que l’an passé. « Des thèmes grand public, comme cette année avec quel avenir pour nos enfants ? nous apportent une belle dynamique », se réjouit Jean-Pierre Le Mouël, président de l’association organisatrice. Les deux films suivis d’un débat, avec Jean-Paul Jaud (Nos enfants nous accuseront) et Marie-Monique Robin (Le monde selon Monsanto), ont été plébiscités puisque la salle était pleine samedi et dimanche.

    La carotte Parmex

    Lundi, septembre 14th, 2009

    La carotte ‘Parmex’ ou ‘Marché de Paris’ a la grande particuliarité d’être bien petite (-6cm de long) mais elle a un goût extrêmement sucrée.  Juste l’a sortir du sol, elle peut réconcilier une personne qui n’aime pas les carottes, son parfum est exquis!

    Le bio s’empare des grands vignobles

    Samedi, septembre 12th, 2009

    Sur les prestigieux vignobles AOC de Châteauneuf-du-Pape comme dans de nombreuses appellations, les nouvelles générations de viticulteurs font leur révolution et passent au vin biologique. « Actuellement 15 % de notre appellation est en bio. Il y a une véritable prise de conscience des problèmes liés à l’environnement. A l’allure où les choses vont, d’ici huit à dix ans, au moins 50 % de notre superficie sera en bio », explique , responsable de la Maison des vins de l’ appellation Châteauneuf-du-Pape, la deuxième par la taille en .


    Au domaine Fontarin, à Courthézon, Hélène Chouvet (voir photo) , qui produit du châteauneuf, mais aussi des vacqueyras, gigondas… a pris la suite de son père et a décidé en avril 2008 de changer sa façon de travailler les vignes. Actuellement elle est en période de conversion, son premier millésime issu de raisin d’agriculture biologique sortira des cuves en 2011, car il faut trois ans pour obtenir le label. « A la maison je mange des produits naturels. Il était impossible que je continue de travailler de façon conventionnelle. A un moment donné, il faut savoir quel produit on veut vendre et quelle terre on veut transmettre. Le bio a un coût supérieur et je crois que seuls les domaines qui s’en sortent financièrement peuvent y venir », explique la viticultrice.

    « Je vends 40 % de ma production aux Etats-Unis »

    A l’autre bout du village, sur la même commune, la famille Grangeon a franchi le pas en 2005. « Je vends 40 % de ma production aux Etats-Unis et là-bas ils demandent tous des bouteilles green, avec l’étiquette verte, c’était une obligation commerciale d’avoir le label bio », explique Baptiste Grangeon. Selon lui, de nombreux confrères de la vallée du Rhône lui demandent des renseignements pour passer au bio : « Il y a un véritable engouement et je pense que dans très peu d’années les vignerons qui ne seront pas en bio seront vraiment très minoritaires sur notre terroir… Sur les 6 domaines les plus prestigieux de Châteauneuf, 4 sont déjà en bio. »
    Seul hic, les prix de vente ont augmenté de 15 %. « L’hectare me revient à près de 6 000 contre la moitié moins en agriculture dite traditionnelle », complète le responsable du domaine de Cristia.

    Vente directe, investissements, bio : ça bouge

    Samedi, septembre 12th, 2009

    Comment se sortir de l’ornière ? « Il faut organiser des filières puissantes au sein desquelles les producteurs doivent se regrouper, peser le plus lourd possible et bien négocier les prix », répondent les tenants du modèle agro-industriel exportateur.

    Atomisée en une myriade d’organisations, écartelée sans cohésion entre l’Ouest qui engraisse et le Centre qui exporte ses broutards en Italie, la production bovine apparaît singulièrement désarmée pour défendre son beefsteak face au géant Bigard qui abat la moitié des bovins en France. Même constat de dispersion des forces en production porcine, incapable de formuler une offre cohérente quand le charcutier industriel Madrange était à vendre.

    « Les agriculteurs doivent participer au capital des entreprises de transformation et de commercialisation », répète Philippe Mangin, président de Coop de France. À l’image des céréaliers dont le fonds d’investissement Sofiprotéol détient la société Lesieur, met des billes dans la nutrition animale pour s’assurer des débouchés et se diversifie dans les valorisations non alimentaires (agrocarburants, chimie verte…). La construction de ces filières passe par la mise en place de contrats dans un cadre interprofessionnel.

    Les tenants d’une agriculture autonome et économe réfutent ce modèle. Ils voient le salut dans la vente directe au consommateur. Les associations de maintien de l’agriculture paysannes (Amap) sont en plein boom. La bio, portée par une consommation en hausse, est aussi une des voies adoptées par les agriculteurs de l’Ouest. Le contraste est saisissant entre les 260 €/1 000 l de la filière laitière conventionnelle et les 430 € versés par la société Biolait.

    Ragoût de berniques (patelles)

    Samedi, septembre 12th, 2009

    Ingrédients (4 personnes):

    - 50 berniques par personne à récolter à marée basse avec quelques algues pour les conserver au frais si nécessaire pendant 4 jours - 3 tomates - 2 oignons roses de Roscoff si possible - 1 dl de vin blanc sec (gros plan, pas alsace…) - 50 g de beurre - 1 kg de pommes de terre - poivre, persil, estragon, … (au goût de chacun) - un peu de farine

    Préparation:

    - Dans une cocotte, faire cuire les berniques 10 mn avec les algues et de l’eau. Sortir le pied de la coquille et enlever l’estomac (partie noire) et les cornes. - Sécher les pieds et les faire revenir dans le beurre et les oignons hachés: ajouter les tomates hachées (pelées ou pas) ; lier avec un peu de farine , ajouter le vin blanc, le persil, … et couvrir d’eau. - Laisser cuire à feu moyen 1 h 30 et ajouter les pommes de terre entières ; lorsqu’elle sont cuites servir chaud avec du pain grillé en accompagnement. Cette recette a été transmise dans ma famille depuis au moins l’an 1830. Elle est meilleure que des ormeaux et ne coûte que le plaisir de décoller les fruits de mer des rochers (avec un tournevis). Je sais qu’il faut habiter au bord de la mer mais on peut les transporter pendant 48 h. N.B. Je n’ai pas utilisé de sel car les berniques sont salées car je ne prends que celles qui sont recouvertes par la mer. Mon but n’est pas d’être sélectionné mais de pouvoir donner des recettes délicates et peu chères.


    Les galettes fines

    Samedi, septembre 12th, 2009

    Nul doute que les galettes bretonnes (avec les crêpes bien entendu !) sont l’emblème de la gastronomie Bretonne !

    Suivant les recettes séculaires, nos producteurs fabriquent toujours leurs galettes fines et épaisses de manière artisanale ; et si celles-ci font l’objet d’un secret jalousement gardé, un indice toutefois pour percer le mystère de leur incomparable saveur : l’utilisation d’un beurre de baratte frais à l’onctuosité et au goût exceptionnels…

    Elles sont fabriquées avec amour et rigueur. Le biscuitier surveille consciencieusement toutes les étapes de la fabrication de cette incontournable spécialité de France, depuis la sélection des ingrédients jusqu’au temps de cuisson de son four. Il perpétue ainsi une vieille tradition qui nous ravie aujourd’hui et pour longtemps encore…

    Prés du four  de la biscuiterie, une douce chaleur vous protège et quand ressortent ces superbes galettes bretonnes toutes chaudes, il faut beaucoup de calme et de patience pour ne pas se précipiter dessus!

    PERMETTRE A UN TERRITOIRE ET A SA POPULATION D’ETRE CAPABLES DE SE NOURRIR LOCALEMENT: UNE QUESTION D’ORDRE PUBLIC

    Mardi, septembre 8th, 2009

    Présentation du site : http://www.mangeonslocal.fr/

    Extrait : “Dans l’Aude, à Castelnaudary, j’ai entamé dès le 9 Septembre 2008 une expérience : celle de me nourrir exclusivement, durant une année, de produits ayant poussé à moins de 150 km de chez moi et en faisant mon possible pour consommer le maximum dans un rayon de 15 km…

    Nous vivons avec une épée de Damoclès : celle de la raréfaction et de l’augmentation du prix du pétrole. Notre nourriture dépend de lui pour sa production comme pour son acheminement. Dans ce contexte, que se passe-t-il si l’on enlève à nos sociétés cet élément déterminant ?

    Engagé, je cherche un moyen de sensibilisation autour des questions de souveraineté alimentaire, de préservation de la terre nourricière et de son accès.

    Entendant parler d’une expérience de deux journalistes canadiens qui, il y a quelques années, s’étaient nourris avec des produits exclusivement locaux, je me suis dit que ce pourrait être un outil pédagogique intéressant. Tout en affichant très clairement dès le début que je m’accorderai des dérogations pour ne pas me couper de la société car ce n’est justement pas le but, je me lance ce défi. C’est la mise en scène de ma propre expérience de mangeur local, de « locavore », qui me servira d’outil pour sensibiliser à la fois l’opinion publique, les élus et les médias. Pour moi, la production locale pour une consommation locale, n’est pas un repli sur soi mais une question d’ordre public.

    Je prône d’ailleurs un nécessaire « service minimum alimentaire ». Loin d’une démarche de repli sur soi, il s’agit de faire bouger les mentalités et les élus, vers une société de l’après-pétrole et une concurrence, en dépit de la Loi SRU, sur la destination des terres.

    Voilà quatre ans, soucieux de la pérennité des exploitations locales et d’un approvisionnement régulier en légumes de qualité à destination des consommateurs du Lauragais, j’ai fondé la première Association Pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne (AMAP) du département de l’Aude, permettant de conforter une ferme et satisfaire des consommateurs friands de bons légumes de saison. Puis, au printemps dernier, avec quelques mangeurs, nous avons organisé la liste d’attente et fait contractualiser avec un autre paysan une vingtaine de personnes que ne pouvait absorber notre maraîcher mais ce fût après une « chasse à maraîcher » qui a duré deux ans…..: même avec la demande organisée et apportée « sur un plateau », ce fût la croix et la bannière pour en trouver un.

    Cette situation, quelque peu surprenante au premier abord, qui met en évidence une curieuse concurrence entre consommateurs et non entre producteurs, m’a incité à réfléchir à un scénario catastrophe: combien de temps tiendrions-nous avec ce que les paysans produisent autour de chez nous s’il y avait une guerre, une grève des camionneurs, un renchérissement plus prononcé du pétrole, un « détournement » de la nourriture au profit de pays qui auraient dès lors plus d’argent que nous car l’alimentation est « jouée » sur les marchés internationaux…

    Il suffit de demander aux anciens les conditions de vie qu’ils ont connu sous l’Occupation. Seules les campagnes ont mangé à leur faim. Par contre, les villes ont réellement souffert et encore disposaient-elles à l’époque de ceintures maraîchères capables de leur fournir une quantité minimale de légumes. Depuis, si l’on prend l’exemple de Toulouse, ces terres fertiles, facilement mécanisables, irriguées, plates, enfin avec toutes les qualités requises pour produire de la nourriture, sont recouvertes par le béton et le bitume alors que la population a connu une croissance impressionnante et le nombre de maraîchers est passé de 4 500 à moins d‘une centaine. La ville de Toulouse, à l’image de toutes les autres, est donc sous « perfusion alimentaire » et dépend des transports. La sécurité alimentaire est aujourd’hui gravement menacée par la dépendance énergétique de la production, par la concentration extrême des moyens de transformation, de stockage et de distributions des produits alimentaires, par la spécialisation de zones géographiques de plus en plus larges dans un type de production, par les tensions et conflits internationaux, sur un fond de baisse tendancielle des rendements (du fait du dérèglement climatique et de l’appauvrissement des sols) et d’épuisement des stocks alimentaires stratégiques à l’échelle mondiale. Ce n’est plus en centaines, mais en milliers de Km que se chiffre la distance moyenne parcourue par nos aliments avant de nous parvenir. Aucune région de France n’est peut-être autonome sur le plan alimentaire. Le pays tout entier a peut-être besoin de plus de terres qu’il n’en possède pour assurer son approvisionnement, et dépend largement des pays du sud pourtant moins favorisés que lui par le climat. Au niveau européen ce constat est le même, en bien pire, la France étant un des pays d’Europe les moins peuplés par rapport à son potentiel agricole..

    Depuis toujours, la première responsabilité des élites est d’assurer la sécurité alimentaire des populations . Alors que la planète ne dispose même pas de deux mois de réserves de grains, il n’est pas inutile de rappeler cette évidence. Chaque pays, chaque région, doit avancer vers son autonomie alimentaire en produisant elle-même l’essentiel de la nourriture de sa population, et revendiquer sa souveraineté alimentaire, qui est le pouvoir de vendre et d’acheter, et de refuser de vendre ou d’acheter selon son gré. La nourriture ne peut être considérée comme une marchandise quelconque, et quels que soient les accords commerciaux internationaux, ni les gouvernements ni les élus locaux ne peuvent se défaire de cette responsabilité primordiale.

    La nourriture et les conditions de la produire sont complètement sortis du champ politique, notamment dans les territoires urbains et semi urbains.

    Que feraient les populations des villes avec les grandes surfaces non approvisionnées ou ne présentant que des produits hors de prix ? Mangeraient-elles le goudron des trottoirs, les tickets de parking, leurs téléphones portables, iraient-elles se servir dans les campagnes, déménageraient-elles pour aller au plus près des potagers tenus par ceux qui travaillent la terre en échangeant leurs bras pour remplir leur ventre ?

    Quel avenir sans agriculture ? Rigoureusement aucun, sauf à trouver le moyen de ne plus manger ou de vivre de chasse et de cueillette…. En effet, se pose à nous (à nous tous et pas seulement aux africains ou aux brésiliens…) en ce début de millénaire la question, très politique, que se posait déjà la Rome ancienne :

    • « politique frumentaire » : les pouvoirs publics se préoccupent de nourrir tant bien que mal, les populations, en particulier les villes gonflées par l’exode rural, d’où que vienne et quelle que soit la nourriture. L’ordre public et la sécurité alimentaire reposent sur une police efficace et sur une armée puissante.
    • « politique agraire » : la société assure sa propre indépendance et sécurité alimentaire en mettant en œuvre une politique agricole donnant toute sa place à la paysannerie nourricière.

    La société fonde sa prospérité, son indépendance et sa sécurité alimentaire sur une classe paysanne libre jouissant d’un accès égalitaire à la terre. Elle administre sagement l’agriculture, pour qu’elle soit en mesure de fournir un surplus notable tout en améliorant autant que possible le potentiel de production du territoire, par des aménagements fonciers appropriés. On sait pour les Romains qu’ils ne réussirent pas à conserver une paysannerie capable de fournir une production locale suffisante pour assurer leur autonomie alimentaire et ce qu’il en est advenu lorsque les transports n’ont plus pu être assurés avec sécurité et régularité….. (De nombreux textes de référence http://zanzibart.com/amap/amapreseaump/index.php?option=com_content&task=category&sectionid=7&id=21&Itemid=29 m’ont inspiré et j’ai extrait une partie de cette présentation de l’article “Quel avenir sans agriculture ?” et sont sur l’excellent site du réseau des AMAP Midi Pyrénées  http://www.amapreseau-mp.org/).

    Afin de rendre au maximum ma démarche reproductible et crédible, inspirée d‘une expérience canadienne, j’ai souhaité constituer, pour me suivre, une équipe qui pourra répondre aux questions qu’une multitude de personnes m’ont posées:

    - Devient-on malade en mangeant local ? Un Médecin suivra mon état général trimestriellement et m’a déjà prescrit un bilan sanguin complet avant de démarrer l’expérience…

    - Mange-t-on toujours la même chose, avons-nous des repas déséquilibrés et nous exposons-nous à des carences nutritionnelles en mangeant local ? Une Diététicienne donnera ses avis sur la qualité nutritionnelle et la composition des repas…

    - Est-on obligé d’aller voir son banquier et de contracter un prêt, se priver d’autre chose ou manger quantitativement moins si l’on veut manger local ? Une Conseillère en Économie Sociale et Familiale donnera ses avis sur le coût moyen hebdomadaire de mon alimentation, se focalisera ponctuellement sur certains repas et donnera des éléments de comparaison avec le panier moyen de la ménagère lambda…

    - Est-il possible que toute la population d’un territoire se nourrisse localement ? Un Agroéconomiste réfléchira à cette question…

    Chacun sera chargé, dans chaque domaine le concernant, d’apporter un regard critique de professionnel et interprétera périodiquement les données médicales, nutritionnelles, financières et économiques….