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  • Archive for septembre, 2009

    Eco-activités et développement durable, des opportunités de croissance pour la Bretagne

    Mercredi, septembre 30th, 2009

    Les éco-activités et leurs équivalents anglo-saxons « clean tech » et « green tech » sont invoqués comme de nouveaux vecteurs de croissance pour l’économie.

    Le rapport du CESR du Bretagne, après un travail de définition détaillé, examine les potentialités de ces activités. Il apprécie les excellences et savoir-faire des entreprises et centres de recherche de Bretagne. Il formule également des préconisations d’actions d’accompagnement des différentes filières des éco-activités.

    L’étude cherche toutefois à élargir la perspective en investiguant les pratiques environnementales développées dans l’ensemble du tissu économique régional. En effet, le développement durable et l’adoption de démarches écologiquement avancées apparaissent comme des sources de gains économiques, des facteurs de valorisation commerciale et d’innovation, les déclencheurs de nombreuses embauches. L’émergence d’une consommation responsable fait également l’objet d’une analyse circonstanciée.

    Le CESR préconise en outre la diffusion d’outils comme l’analyse de cycle de vie, l’éco-conception, le management environnemental ou encore l’éco-labellisation… Il montre l’implication croissante des entreprises de la région mais aussi le rôle central de la réglementation et de l’incitation publique.

    Le CESR appelle enfin à passer d’une logique « extraire, transformer, jeter » à un modèle basé sur le triptyque « réduire, réutiliser, recycler ».

    Au total, le CESR considère que le Conseil régional a un rôle central à la fois pour favoriser le développement des éco-activités et pour permettre le « verdissement » de l’ensemble de l’économie de la Bretagne.

    Rapporteurs : Françoise LEBOEUF et Claude VOUILLOT

    Contact :  Marc-Pol LE DEUNFF, Directeur adjoint du CESR
    Tel : 02.99.87.17.64

    La région récompense les initiatives bretonnes pour l’handicap

    Mardi, septembre 29th, 2009

    Afin d’améliorer la situation des personnes handicapées en vacances, les acteurs du tourisme breton mettent en place de nombreuses initiatives. A l’occasion du 3e challenge Tourisme et Accessibilité, la Région a récompensé leurs actions.

    Depuis trois ans, la Région Bretagne et la Fédération régionale des pays Touristiques récompensent, à travers le challenge “Tourisme et accessibilité”, les acteurs du tourisme breton qui mettent en place des initiatives pour rendre le territoire accessible aux publics déficients. Cette année, huit projets (portés par des acteurs du tourisme, professionnels, collectivités ou associations) ont été récompensés dans quatre catégories :

    • Organisation d’une chaîne d’accessibilité touristique  sur un territoire :
      - Rand’Eau Gîte Pour Tous à Saint Congard - Pays de l’Oust à Brocéliande (56)
      - Le train Touristique de Fougères « Oriental Express » (35)
    • Animation :
      - Association Brest 2008 (29)
      - Association OGEC de Plourhan- organisation du Trail Glazig (22)
    • Services personnalisés :
      - Centre équestre de Kergomar au Leslay - Pays de St Brieuc (22)
      - Ecole de Plongée sous-marine “Au bord de la terre » à Plouhinec - Pays de Lorient (56)
    • Organisation professionnelle d’une dynamique d’accueil et d’information auprès des clientèles en situation de handicap :
      - Cité des Télécoms de Pleumeur Bodou - Pays du Trégor&Goëlo (22)
    • Prix spécial Site labellisé 4 handicaps
      - Maison du tourisme du Morbihan à Ploërmel, sur l’aire de Brocéliande (56)

    A cette occasion, la Région a célébré le 100e Breton labellisé “Tourisme et Handicaps”. Il s’agit de l’Ecomusée de la Métairie de Plouigneau (29), dorénavant nommé Le Village Breton, qui retrace l’évolution du monde rural trégorrois de 1870 à 1970. La Région a également lancé son nouvel appel à projets dont l’objectif est de favoriser la mise en place de « chaînes d’accessibilité » dans les équipements touristique.

    INTER BIO : Encore plus de Bio à l’automne dans le grand ouest !

    Mardi, septembre 29th, 2009

    nitiées en 2005 par INTER BIO des Pays de la Loire, les Bio Automnales, ensemble de rencontres et d’échanges entre les professionnels de l’agriculture biologique et le grand public, se dérouleront du 2 octobre au 1 novembre 2009 . Elargies à la Bretagne depuis 2 ans, les Bio automnales s’inscrivent désormais dans le calendrier des rendez-vous du grand Ouest.

    Les professionnels de la filière biologique (producteurs, entreprises, magasins, associations de consommateurs…) se mobilisent encore plus largement cette année pour mieux faire connaître au public les techniques, les principes et les valeurs de ce mode de production respectueux de l’environnement. Au nombre de 50 l’an dernier, on recense pour cette nouvelle édition près de 80 rendez-vous en Pays de la Loire : cours de cuisine, animations dans les marchés Bio, fermes ouvertes, randonnées, conférences, animations dans les magasins spécialisés… Les écoles participent aussi à l’événement en organisant marché ou repas Bio au sein de leurs établissements afin de sensibiliser leurs jeunes convives à la diversité et à la qualité des produits Bio, à une saison propice pour découvrir l’étendue des productions locales.

    En Pays de la Loire, Cuisiner bio, c’est facile et accessible… Discuter autour de films, c’est possible aussi
    Un accent sera mis cette année sur la cuisine bio, avec démonstration à la clé de recettes composées de produits bio locaux. D’autres pauses gourmandes permettront de savourer un petit déjeuner à la ferme ou bien, au cours d’une randonnée, de déguster des produits savoureux. Une manière ludique et conviviale de découvrir les produits Bio de saison et d’aller à la rencontre des producteurs. Parmi les autres temps forts, la projection de plusieurs films est à souligner également, pour aborder des thèmes chers à l’Agriculture Biologique : le métier de paysan, l’attachement à la Terre et son respect, les raisons de choisir la Bio…

    En quelques chiffres : la filière biologique des Pays de la Loire en 2009
    (source Agence Bio juillet 2009)
    - Les Pays de la Loire sont devenus deuxième région française en 2008 pour les surfaces cultivées en mode de production biologique (65 884 ha sur 583 799 ha en France) soit 3,1% de la SAU régionale contre 2,12% au niveau national, et la 4ème région française en nombre d’exploitations (1181 exploitations en AB et en conversion, sur 13 298 en France).
    - La Loire-Atlantique et le Maine et Loire sont les 3ème et 4ème départements français en nombre d’exploitations derrière la Drôme et le Gard.
    - La région est leader pour le nombre d’entreprises de transformation et préparation des produits Bio avec 493 entreprises notifiées sur 7398 en France.

    Le programme complet des Bio Automnales est disponible sur www.interbio-paysdelaloire.fr

    Agriculture bio. Une deuxième maison en Bretagne

    Lundi, septembre 28th, 2009

    Comme le Finistère qui a créé la sienne voici 20 ans, le Morbihan va se doter d’une Maison de l’agriculture biologique, une Mab. Ce seront les deux seules de France.

    Après deux ans de gestation, la Mab 56 devrait voir le jour au printemps prochain. C’est en tout cas l’objectif que se donnent les responsables du Groupement des agriculteurs biologiques et les représentants des consommateurs, des transformateurs et des distributeurs de produits biologiques du département. Leur objectif, fédérer le maximum d’acteurs locaux de cette filière en plein développement.

    Consommateurs cherchent producteurs

    Initiée par le Gab 56, ce qui pourrait bien devenir une interprofession locale espère beaucoup de cette nouvelle structure. Ce sera d’abord un lieu d’échange et d’information: «Les agriculteurs bio sont regroupés au sein de groupements, les consommateurs sont dans des associations. Mais les artisans, bouchers, charcutiers, boulangers, les petits transformateurs de cidre ou fabricants de cosmétiques bio, comme il en existe plusieurs dans le Morbihan? Eux sont très isolés», explique René Kermagoret, ancien président du Gab. Alors, la Maison de l’agriculture biologique pourrait devenir l’interface entre tous ces professionnels, entre les consommateurs, adhérents ou non d’Amap (il y en a 18pour près de700adhérents). Jean-Philippe Périès, président de l’Amap d’Arradon espère même contribuer ainsi à l’installation de jeunes agriculteurs. «Le foncier reste au centre de l’installation, mais ce n’est pas le problème des seuls producteurs, c’est celui de tout un territoire», dit cet élu local.

    Producteurs cherchent foncier

    Pour l’heure, le Gab continuera le travail de mise en relation entre tous les acteurs, qu’il poursuit depuis des années. En novembre et décembre, il organisera cinq réunions d’information dans les pays d’Auray, de Vannes, de Lorient, de Pontivy et de Ploërmel, pour aboutir en mars à l’assemblée constitutive de la Mab 56. Ensuite, le Groupement des agriculteurs bio se recentrera sur le développement de la production, en lien avec la nouvelle interprofession. Car, devant l’engouement du bio qui voit une augmentation annuelle de la consommation de plus de 10%, le développement de l’agriculture bio peine à suivre. On compte aujourd’hui une trentaine de magasins et 236 fermes biologiques dans le Morbihan.

    La foire bio de Muzillac (56) se poursuit aujourd’hui, à partir de 11h, autour de 120 exposants.

    Algues vertes : les plaintes à Paris

    Dimanche, septembre 27th, 2009

    Les 323 plaintes ont pris la direction du pôle de santé. Les associations s’en félicitent et appellent à manifester dimanche à Hillion.

    Le parquet de Paris va regrouper l’ensemble des plaintes relatives à la toxicité des algues vertes en décomposition en Bretagne au sein du pôle de santé publique. C’est là, d’ailleurs, que le propriétaire du cheval mort fin juillet sur une plage des Côtes-d’Armor a déposé plainte contre X, notamment pour violence involontaire par manquement à une obligation de sécurité.

    « C’est donc une bonne nouvelle pour nous », a indiqué hier Yves-Marie Le Lay, président de Sauvegarde du Trégor, qui avait déposé les 323 plaintes d’associations ou de particuliers, au tribunal de Guingamp. Plaintes contre le préfet des Côtes-d’Armor notamment pour mise en danger délibérée de la vie d’autrui. « Ce qui signifie que nos plaintes sont prises en considération et qu’elles voisineront avec celle déposée par le cavalier. De plus, nous avons plus de chances de voir le dossier évoluer si c’est quelqu’un loin des faits qui l’étudie, avec le recul nécessaire. »

    Et il annonce que d’autres plaintes suivront après le rassemblement prévu dimanche à 15 h sur la plage de la Granville à Hillion, à l’appel du collectif « Urgences marées vertes ». « La logique voudrait que le tribunal de Saint-Brieuc, où elles seront déposées, se dessaisisse également au profit du parquet de Paris. »

    Muzillac. Ce week-end le bio fait sa foire

    Vendredi, septembre 25th, 2009

    Depuis 14 ans, l’équipe de Muzillac remet le couvert de la foire bio, au Vieux Couvent. Demain et dimanche, 120exposants attendent plus de 5.000 visiteurs, «consom’acteurs» avertis ou simples curieux.

    L’association Terre en Vie, qui organise depuis 14 ans la foire bio de Muzillac, reste fidèle au principe qui a fait son succès:«Nous nous sommes engagés dans une charte de qualité:c’est une foire biologique qui donne la priorité aux producteurs et à la consom’action», explique le nouveau président, CyrilHuchon, qui insiste sur le caractère familial et de découverte de la foire bio. Ainsi, le nombre d’exposants reste adapté au lieu: ils seront 120cette année, dont 25 producteurs, 70 transformateurs distributeurs, une quinzaine d’associations dont dix du pays de Muzillac et une dizaine d’organismes professionnels. De quoi répondre à l’intérêt accru des consommateurs pour les produits bio et pour la relation directe avec les producteurs. Il n’est qu’à voir le succès grandissant des Amap, ces associations d’achat de produits agricoles qui lient consommateurs et producteurs sur une durée définie.

    Une nouvelle façon de consommer

    Légumes surtout, mais aussi lait, pain, viande et même produits de la mer: chaque Amap définit ses produits et son fonctionnement. Ici, selon la saison et les produits dont il dispose, le producteur définit lui-même le contenu des paniers. Seule certitude:le prix est fixe et l’on s’engage pour une durée variant de deux mois à un an. À l’Amap du Loch (pays d’Auray), les consommateurs découvrent ainsi, chaque semaine, leur panier. Là, les membres organisent eux-mêmes la distribution dans un local. Parfois, chacun vient se servir directement chez l’agriculteur, fait son panier, paye dans une boîte et repart les bras chargés. Là encore, comme à Arzal, les adhérents participent aux travaux de la ferme ou aident à des chantiers collectifs.

    Amap cherchent producteurs

    La formule plaît tellement que, partout, les listes d’attente des adhérents s’allongent. Dans le Morbihan, le Groupement des agriculteurs du Morbihan a répertorié 18 Amap, dont cinq créées depuis le début de l’année, sans compter les nombreux projets. Seul bémol et de taille:il n’y a pas assez de producteurs, loin s’en faut. Car si la formule assure un volant d’activité régulier, elle est aussi très contraignante et lourde à gérer. Alors les Amap se multiplient, mais surtout, elles cherchent des producteurs autour desquels fonctionner. Pratique Foire bio de Muzillac, place du Vieux Couvent, samedi, dès 14h. Entrée, 1,50 EUR. Au programme: marché bio, expositions, forums, conférences (l’eau et notre santé, les nanotechnologies), animations adultes et enfants, restauration bio, apéro-concert et soirée théâtre.

    Un bio carburant pour donner la frite aux bus du département

    Vendredi, septembre 25th, 2009

    La ville de Nice et le Conseil Général ont lancé hier une expérimentation d’un bio carburant sur les bus des réseaux TAM et Ligne d’Azur. Un bio carburant à base d’huiles de friteuse recyclées, mélangés à une émulsion d’eau et du gasoil. Aujourd’hui, l’expérimentation ne porte que sur 3 bus, mais elle a vocation à être généralisée, d’autant que les premiers résultats sur l’utilisation de ce bio carburant sont très encourageants.

    Dans le cadre de la semaine européenne de la mobilité qui a débuté hier, le Conseil Général et la Communauté Urbaine Nice Côte d’Azur ont lancé une expérimentation d’un nouveau bio carburant sur les bus des réseaux TAM et Ligne d’Azur. Un bio carburant à base d’huiles de friteuse recyclées, mélangés à une émulsion d’eau et du gasoil. De quoi pour le Président du Conseil Général, Eric Ciotti, donner la frite aux bus du département qui véhiculent encore une image négative.

    Aujourd’hui, l’expérimentation ne porte que sur 3 bus, mais sera rapidement étendue avant d’être généralisée si les tests sont concluants. Des tests dont les premiers résultats sont très encourageants, notamment en matière d’émission de CO2.

    Les fast-foods à l’heure du bio

    Jeudi, septembre 24th, 2009

    L’actu : depuis le début des années 2000, un nouveau type de fast-foods a fait son apparition en France. Surfant sur la vague de l’agriculture biologique, du développement durable et du commerce équitable, ils proposent à une clientèle plutôt aisée et urbaine une alimentation plus saine et équilibrée que celle des fast-foods traditionnels. Une niche investie par différents acteurs, du petit entrepreneur au grand restaurateur, en passant par les chaînes classiques de restauration rapide.

    Contexte

    - En 1979, le premier restaurant Mac Donald’s de France ouvre à Strasbourg. La restauration rapide, appelée communément « fast-food», se développe en France dans les années 1980. Son principe est de proposer un repas commandé, servi, et consommé rapidement, pour un prix minimum. Offrant le plus souvent des produits gras et sucrés comme des hamburgers, des frites, des pizzas ou des sodas, elle a souvent été associée à la « malbouffe ».

    - Le 15 novembre 2001, Alain Cojean lance avec son vieil ami Frédéric Maquair, son premier établissement de restauration rapide, qui propose une nourriture saine, équilibrée et de saison.

    - En décembre 2008, le restaurateur Marc Veyrat lance son premier fast-food bio, baptisé Cozna Vera, à Annecy.

    Enjeu

    Inspirée par des modèles étrangers comme O’burger, qui propose dans ses restaurants de Los Angeles des produits 100% bio, la restauration rapide française se convertit peu à peu au bio. Ces nouveaux fast-foods essaient constamment d’améliorer leur offre en proposant toujours plus de produits issus de l’agriculture biologique.

    - Cojean, le premier du genre en France
    En 2001, après avoir voyagé pendant plus de 10 ans et « humé l’air du temps », Alain Cojean et Fred Maquair, amis et associés, ont voulu proposer des « choses bonnes et drôles ». La qualité prime avant tout : « on offre des produits bio mais pas seulement. » Les fournisseurs locaux sont privilégiés. Quelques produits comme la mangue et l’ananas blanc sont importés. La carte est élaborée avec 3 mois d’avance, selon les saisons. Selon Fred Maquair, la chaîne ne fait actuellement pas beaucoup de bénéfices, « juste de quoi aller de l’avant » et ouvrir de nouveaux restaurants à Paris et à l’étranger.

    - Exki, une initiative belge
    Dans ces établissements, le décor est souvent épuré, en matériaux naturels comme le bois. Les plats, en self-service, sont à consommer sur place ou à emporter : salades composées, soupes, quiches, sandwichs, fruits et desserts lactés. Soit des produits « natural, fresh and ready » (« naturels, frais et prêts à consommer ») comme l’annonce la devise d’Exki, une chaîne belge fondée en 2001 qui multiplie les restaurants en France et qui a réalisé un chiffre d’affaires de 18 millions d’euros en 2007. Le prix, compris entre 10 et 15 euros en moyenne, est un peu plus élevé que dans les fast-foods traditionnels.

    - Bert’s, un fast-food de luxe
    Une lente conversion suivie également par Bert’s, une enseigne de « restauration rapide haut de gamme » lancée en 2002 par Olivier Bertrand, qui compte aujourd’hui 45 restaurants à Paris, en Province et à l’étranger. Ici, seuls les petits pains et une limonade sont bio. Toutefois, un effort est fait au niveau des emballages qui sont biodégradables. La chaîne, qui prospère, envisage d’investir les aires d’autoroutes et les aéroports pour élargir une clientèle qui reste majoritairement issue des « CSP++ » (cadres et professions intellectuelles supérieures). Le prix moyen d’un repas y est de 9,50 euros.

    - Le pari du tout bio chez Cozna Vera
    Le chef Marc Veyrat n’a pas fait dans la demi-mesure. Tous les produits proposés chez Cozna Vera, une épicerie-restaurant lancée l’année dernière à Annecy, sont issus de l’agriculture biologique. Dans ce fast-food où l’on mange « sans attendre à partir de 5,60 euros », comme l’indique le site Internet, tout est fabriqué sur place. Les produits ne sont pas conservés plus de trois jours. Un plus qualitatif par rapport aux autres enseignes qui peut vite devenir un handicap : « si nous voulons nous agrandir, nous devons créer un laboratoire central avec des antennes locales dans chaque ville où nous voulons nous installer » explique Marc Veyrat. Un obstable que compte bien surmonter le chef ambitieux qui ouvrira son prochain restaurant à Genève et envisage déjà de créer une « fondation pour la bonne bouffe » pour que le bio ne soit pas qu’une mode. Celui qui se définit comme « un vrai cuisinier du fast-food » compte montrer que les produits issus de l’agriculture biologique ont du goût s’ils sont préparés convenablement.

    - Mac Donald’s , vers le fast-food bio ?
    De son côté, Mac Donald’s, qui reste attentif à l’évolution du marché, commence à prendre en compte la done bio et envisage de faire évoluer son cahier des charges pour proposer un ou plusieurs produits bio. Le géant de la restauration rapide pourrait même créer sa propre filière d’approvisionnement en produits bio.

    Le débat

    Se pose en effet la question de l’insuffisance de la production française qui pourrait freiner l’essor du bio dans le restauration rapide. L’agriculture biologique ne représente que 2% de l’ensemble de la production agricole de la France qui doit importer une grande partie des produits bio qu’elle consomme.

    Pour le Syndicat national des entreprises biologiques (Synabio), l’arrivée de ces nouveaux acteurs sur le marché du bio est l’occasion de dynamiser la filière et de favoriser le développement de surfaces biologiques.

    Si les enseignes de restauration rapide font preuve de transparence, Cécile Frissur, déléguée général du Synabio, ne veut pas qu’il y ait des problèmes au niveau des contrôles. Le Syndicat travaille actuellement à la rédaction d’un cahier des charges commun à tous les acteurs de la restauration commerciale.

    Quand le coton sera bio, durable… et sexy

    Mardi, septembre 22nd, 2009

    Lundi s’est ouvert à Interlaken la première Conférence internationale sur le coton biologique, qui réunit durant une semaine une centaine d’acteurs de toute la filière mondiale. Objectif: encourager des partenariats.

    «From Fashion to Sustainability», c’est le titre ambitieux de ce congrès organisé par l’œuvre d’entraide suisse Helvetas pour marquer la première Année internationale des fibres naturelles.

    «C’est le premier grand congrès ‘global’ sur le coton biologique et équitable avec des participants du monde entier et de toute la chaîne de production, transformation et distribution», explique Frank Eyhorn, responsable du Centre de Compétence Bio et Equitables d’Helvetas (OFTCC).

    Jusqu’à vendredi, le programme propose une trentaine de débats et ateliers portant sur le développement de partenariats, l’intégrité de la filière, les concepts de marketing et de communication ainsi que les tendances et politiques.

    Des paillettes sur le macramé

    Mais aussi un «market place» et un défilé de mode orchestré par Yannick Aellen, une des étoiles suisses de ce genre d’événement «glamour», histoire de faire une place au coton biologique sur les podiums.

    Mardi, le défilé a présenté des modèles signés Peter Ingwersen (label «Noir»), Marina Spadafora et Davide Grazioli («Banuq»), ainsi que Imane Ayissi (Cameroun) et Kofi Ansah (Ghana). Le tout en coton bio, comme il se doit.

    Commercialement, le défi consiste à faire sortir le bio de sa «niche», terme d’usage pour ces habits éthiquement corrects mais aux airs «écolo baba cool» sans forme ni sexe, faits de tissus rêches et beigeâtres cousus à l’aiguille à tricoter.

    C’est là qu’interviennent les technologies de pointe en matière de filature, de tissage, de coloration et de traitement des tissus. Ainsi, les coupes et les couleurs des t-shirts de la marque suisse Switcher ont atteint des standards très compétitifs.

    Au point d’intéresser des marques de luxe comme Armani, Hermès, mais aussi Lacoste, Levi’s ou Replay, ou encore la Britannique Stella MacCartney, qui investissent de plus en plus dans la production écologique de fibres naturelles.

    Le monde de la mode bouge

    Le cas de Peter Ingwersen est exemplaire: cet ex-designer chez Levi’s s’est détourné peu à peu des conditions de travail de ce monde impitoyable pour créer son propre label en 2005. Il utilise uniquement du coton ougandais cultivé sans pesticides et à des prix équitables pour les producteurs. Une partie des gains finance les frais médicaux et de formation de la communauté locale.

    «Le monde de la mode bouge, mais il y a aussi des grandes chaînes comme C&A ou H&M, ou encore Migros et Coop en Suisse, qui essaient d’intégrer le coton bio dans une gamme de produits plus vaste et qui investissent dans des pays producteurs du Sud», poursuit Frank Eyhorn.

    «Si la Suisse a réussi à atteindre l’objectif de 5% de coton biologique sans produits chimiques ni OGM en 2008, c’est en partie grâce à Coop et Migros», ajoute-t-il.

    Avec son assortiment Naturaline, Coop se proclame «le plus grand distributeur de textiles équitables en coton bio du monde». Depuis 1995, il pratique des primes au bio et l’interdiction du travail des enfants. Aujourd’hui, le distributeur suisse offre plus de 400 produits dans ses 133 supermarchés.

    De même, Migros, partenaire depuis 2001 d’Helvetas, a signé cet été la «Better Cotton Initiative», qui regroupe 50 organisations (y compris le Secrétariat d’Etat suisse à l’économie) dans le monde «dans le but de promouvoir des méthodes de culture cotonnière ménageant l’environnement et garantissant aux cultivateurs un revenu stable».

    Crise et spéculation

    «Depuis plusieurs années, la spéculation sur les matières premières a fait chuter les prix, si bien que les producteurs du Sud ne gagnent plus rien, d’autant qu’ils ne reçoivent pas de subventions comme ceux du Nord», explique Georg Felber, chef du projet d’Helvetas au Burkina Faso.

    Pour compenser ce déséquilibre, l’idéal serait de pratiquer des prix équitables. Le problème, c’est le coût: le coton bio coûte déjà 15 à 20% plus cher que le conventionnel, mais le «bio-équitable» coûte encore près du double en plus.

    «Au Burkina Faso, confirme M. Felber, le kilo de graines de coton bio coûte 165 francs CFA et celui de bio-équitable 272, plus une taxe de 34 francs qui va à la communauté des exploitants.»

    Et de reconnaître que, dans le Nord, les ménages doivent payer le coton plus cher. «C’est déjà une très bonne chose pour le consommateur final si le simple coton bio sort de sa niche grâce au fait qu’il est abordable.» A condition que la «ligne écolo» ne devienne pas un prétexte pour gonfler les marges.

    En 2008, le marché mondial s’est effondré et n’absorbe plus la production qu’il faut stocker. «Avec la crise actuelle, ajoute l’expert d’Helvetas, il y a un effet d’engorgement dû à la baisse de la demande alors que les producteurs sont prêts.»

    Pour conquérir durablement l’industrie de la mode et le grand public (surtout les jeunes), il est donc décisif que des partenariats se créent entre tous les maillons de la chaîne. Si un véritable marché se crée, alors les multinationales entreront dans le jeu. C’est l’espoir avoué de ceux qui sont réunis cette semaine à Interlaken pour faire le point.

    Isabelle Eichenberger, swissinfo.ch

    Algues vertes. L’idée d’un expert allemand

    Mardi, septembre 22nd, 2009

    Klaus Gerosa a mis en place, en Bavière, des coopératives agricoles qui produisent de l’électricité, de la chaleur et du compost, à partir de déchets animaliers. Un modèle peut-être transposable en Bretagne.

    Les algues vertes font parler d’elles. Et bien au-delà de nos frontières. «En Allemagne, les médias ont beaucoup parlé des algues mortelles bretonnes», rapporte Beate Kuhn-Delestre, une journaliste franco-allemande installée à Trévou-Tréguignec. Une mauvaise publicité, qui pourrait doucher les envies de vacances bretonnes de ses compatriotes. Beate Kuhn-Delestre a donc contacté son ami, Klaus Gerosa, un Allemand expert sur les questions écologiques. Fondateur de l’Institut pour des stratégies écologiques (Munich), Klaus Gerosa s’est penché sur le problème des algues vertes costarmoricaines. Il ne tient pas la solution miracle, mais pense que les réseaux d’énergies alternatives qu’il a mis en place en Allemagne pourraient être une arme supplémentaire contre les marées vertes. Son idée, il est venu l’expliquer cette semaine, au Couvent alternatif de Camlez.

    L’exemple bavarois

    Sa solution, la méthanisation des déjections et effluents d’animaux, n’est pas révolutionnaire en elle-même. L’originalité vient de sa mise en oeuvre. Chez lui, en Bavière, Klaus Gerosa a monté un réseau de PME. Ce sont ces entreprises qui proposent aux agriculteurs des installations pour transformer leurs déchets et effluents en chaleur, électricité et compost. Pour en disposer, les agriculteurs se réunissent au sein d’une coopérative. Non seulement l’énergie produite, à partir du biogaz issu de la méthanisation, peut alimenter leurs fermes, mais en plus, les surplus d’électricité ou de chaleur produits peuvent être revendus à un hôpital, une commune, à l’équivalent d’EDF en Allemagne, etc. Une source supplémentaire de revenus. «Certains paysans ont réduit la taille de leur élevage, car ils vivent en partie de l’énergie», souligne KlausGerosa. Deux coopératives de ce type existent déjà en Bavière, dont l’une regroupe une centaine de fermes. Klaus Gerosa pense que le modèle est transposable en Bretagne. Avec la possibilité donc, pour les paysans, de dégager de nouveaux revenus, mais aussi de contribuer à la lutte contre les algues vertes. Avec ce système, «les effluents des productions porcines et les algues vertes pourraient servir à produire de l’énergie». Par ailleurs, le compost produit permettrait de maîtriser davantage les apports dans les sols. Tout bénéfice pour l’environnement.

    Des subventions européennes

    Mais combien cela coûterait aux éleveurs bretons? Presque rien, selon Klaus Gerosa. «L’Europe verse des subventions pour la mise en place de tels réseaux», indique-t-il. Ce sont les entreprises qui investissent dans les installations et se remboursent les douze premières années par la vente d’électricité. Ensuite, les coopératives d’éleveurs sont propriétaires de leur biogaz, les bénéfices de la vente d’énergie leur reviennent. Transformer les déchets en argent et renforcer la protection de l’environnement. L’idée est séduisante sur le papier. Peut-elle prendre forme en Bretagne? La question mérite en tout cas d’être posée.