Face aux enjeux d’un monde en perpétuel mouvement, mettre en place les modalités d’un développement à la fois performant sur le plan économique, responsable sur le plan social et respectueux de notre environnement est un défi qui se doit d’être relevé. Ces trois approches constituent les piliers du développement durable, c’est à dire ” un développement qui s’efforce de répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs “, pour reprendre la première définition du développement durable donnée par Mme Gro Harlem Brundtlant, Premier ministre norvégien en 1987.
De la fin des années 60 et la fondation du Club de Rome, regroupement de scientifiques, professeurs et industriels du monde entier préoccupés par l’avenir de notre planète, au sommet de la terre de Johannesbourg de 2002, du chemin a été parcouru, bien que beaucoup reste encore à faire.
Conscient de ces enjeux et soucieux de préparer l’avenir, c’est désormais sous le prisme du Grenelle Environnement que la France affiche son ambition d’aller plus loin en matière de développement durable. Parce que comme le dit, Antoine de St Exupery, repris par Jean Louis Borloo lors de la présentation du Grenelle à l’Assemblée, ” nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants “, c’est l’ensemble de la société qui se doit d’agir.
La Terre, notre planète, va mal, et c’est de notre faute.
Les habitants des pays riches, comme la France, consomment et gaspillent énormément. Aujourd’hui, on ne fait même plus la différence entre envie et besoin. Consommer toujours plus, c’est piller toujours plus les ressources naturelles que la planète a mis des millions d’années à créer (air, eau, océans, forêts, terres cultivables, biodiversité, pétrole), et qui ne se renouvellent pas assez vite pour satisfaire la demande croissante… Et rejeter toujours plus de pollutions et de déchets dans l’environnement, qui commence à être saturé…
Cette situation ne peut pas durer : les catastrophes écologiques et sanitaires montrent déjà les limites du système. Et cela ne va faire que s’aggraver : la Terre compte 6 milliards d’habitants ; en 2050, nous serons 3 milliards de plus.
Aujourd’hui, la grande majorité de l’humanité vit toujours dans la pauvreté. Des millions de femmes, d’hommes et d’enfants n’ont ni eau potable, ni électricité, ni éducation, ni assez à manger… Mais si tous les habitants de la terre vivaient comme nous, il faudrait deux planètes supplémentaires pour satisfaire leurs besoins !
Or, nous n’avons pas de planète de rechange. Alors, comment améliorer les conditions de vie de tous les citoyens du monde sans épuiser définitivement la Terre ? Comment satisfaire les besoins des hommes d’aujourd’hui tout en léguant la Terre en bon état aux générations qui l’habiteront après nous ?
En apprenant à économiser et à partager de manière équitable les ressources, en utilisant les technologies qui polluent moins, qui gaspillent moins d’eau et moins d’énergie, et surtout en changeant nos habitudes de consommation et nos comportements. C’est cela, le développement durable. Ce n’est pas un retour en arrière, mais un progrès pour l’humanité : celui de consommer non pas moins, mais mieux. Il est devenu urgent d’agir. Nous en avons tous les moyens. Et surtout, le devoir.