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Être différent d’une boutique en ligne sur Internet. Ce site est créé de manière à respecter l’éthique des producteurs et à assurer à l’Internaute une transparence et une traçabilité des produits. Ainsi, les producteurs ont l’assurance de vendre leur production sur un marché où ne sont proposés que des produits de qualité.

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  • Archive for août, 2008

    Prince de Bretagne : À qui appartient-il… ?

    Vendredi, août 29th, 2008

    Depuis sa création en 1972, cette marque de légumes est la propriété de 3 000 agriculteurs bretons.

    Tout a vraiment commencé il y a cinquante ans lorsque Alexis Gourvennec, un jeune paysan installé près de Morlaix, crée le Comité de l’artichaut. «Chaque négociant ou chaque directeur de coopérative cherchait ses débouchés, confiait-il en juin 2006. Il n’y avait aucun effort collectif et lors des périodes d’excédent, les prix s’effondraient. Le comité a eu pour but de rétablir le pouvoir et la fierté des producteurs.»

    Alexis Gourvennec a disparu l’an dernier, mais son œuvre lui a survécu. Après le Comité de l’artichaut, il fonde en 1964 le Comité économique régional agricole pour les fruits et légumes (Cerafel). Objectif : organiser la production en amont et en aval pour peser plus lourd face aux négociants. En 1972, le comité crée la marque Prince de Bretagne. C’est probablement la première fois que des agriculteurs décident de se frotter au marketing. «À l’époque, raconte Emmanuel Descloux, directeur du marketing, les dirigeants ont tout de suite opté pour des produits haut de gamme. Aussi, l’idée et le nom de Prince de Bretagne se sont-ils vite imposés.»

    Une compagnie de ferries

    Point fort du système, les trois marchés au cadran qui se déroulent chaque jour à Saint-Pol-de Léon, Paimpol et Saint-Malo. Trois endroits où les professionnels de la filière légumes se retrouvent entre 8 heures et midi pour fixer les prix d’achat. Toutefois, de leur côté, en début de saison, les agriculteurs s’accordent sur un prix de retrait et pour chaque produit. «Lorsque les tarifs proposés par les négociants sont inférieurs au prix de retrait, explique Emmanuel Descloux, nous détruisons la marchandise et nous la payons au producteur à ce prix plancher.»

    En échange, les 3 000 agriculteurs qui adhèrent au Cerafel par le biais de leurs coopératives s’engagent à écouler la totalité de leur production via le cadran. «Sur chaque tonne de légumes est prélevé un pourcentage qui finance l’outil», résume Emmanuel Descloux. Une cotisation au prorata finance le fonds de garantie, mais aussi la publicité, les recherches sur les variétés, les applications biotechnologiques ou encore les améliorations à donner aux produits issus de l’agriculture biologique.

    Près de quarante ans après la création de la marque, 630 000 tonnes de légumes frais estampillés Prince de Bretagne sont vendus chaque année. La grande distribution en écoule 70 %. Au total, cela représente un volume d’affaires de l’ordre de 470 millions d’euros.

    «Les champs des paysans sont sur le littoral où, grâce au Gulf Stream, il ne fait ni trop chaud ni trop froid. Ici, le gel est un événement climatique exceptionnel», explique Emmanuel Descloux. Autre atout : les terres sont un mélange de sable et de limon, extrêmement fertile et favorable aux légumes primeurs. D’où les 30 % de produits vendus à l’export, avec notamment l’Allemagne comme débouché historique et privilégié. Et aussi vers la Grande-Bretagne. C’est d’ailleurs pour transporter les légumes bretons outre-Manche qu’Alexis Gourvennec a créé la compagnie maritime Brittany Ferries.

    Nathalie Bougeard (le figaro)

    Crédits photo : LUDOVIC/REA

    Pression foncière

    Depuis quelques années, plusieurs agriculteurs adhérents ont adopté les principes de l’agriculture biologique. Si, aujourd’hui, celle-ci représente environ 7 000 tonnes de produits, elle pourrait peser d’ici à 2011 entre 10 000 et 15 000 tonnes. Reste qu’aujourd’hui Prince de Bretagne doit faire face à plusieurs défis : la pression foncière, comme autour de Saint-Malo, conduit à l’expropriation de certains cultivateurs au profit de projets d’aménagement, la baisse sensible du nombre d’agriculteurs et, enfin, la volonté gouvernementale de réunir au sein d’un comité national tous les producteurs d’un même légume. Attachés à leur indépendance, les Bretons bataillent ferme. À leurs yeux, le Cerafel doit continuer d’exister comme organisation de producteurs et rester multiproduits. Le schéma du ministère les conduirait en effet à parler argent avec leurs concurrents et ça, ils n’en veulent pas.

    Gagnez un encart pub 125*125

    Jeudi, août 28th, 2008

    Comme promis voici un petit concours qui vous permettra de gagner 4 encarts 125*125 (pas plus de 1 par personne) qui se situeront dans la sidebar  et qui y resteront environ 1 mois.

    Comment gagner ?

    Il suffit de compter le nombre de commentaires et articles qu’il y a eu pour le moment sur ce blog (ne comptez pas ce billet). Une fois que vous avez le tout, envoyez moi le résultat via le formulaire de contact avec pour sujet “Concours : Gagnez un encart 125*125“, une adresse mail valide et l’adresse de votre site web/blog. Les gagnants seront affichés par la suite dans cet article et je les recontacterai pour qu’ils m’envoient leurs images.

    Google vous dit quoi chercher

    Mercredi, août 27th, 2008

    Le grand public a découvert ces dernières heures sur la page d’accueil de Google un étrange volet roulant qui propose des mots clés à mesure que l’on frappe les lettres sur le clavier.

    Testé depuis 2004, cet outil appelé « Suggest » a, comme beaucoup d’autres produits Google, bourlingué entre de nombreuses boites de recherche (sur Firefox, dans la Toolbar Google, et sur la page google de certains pays, au coup par coup) à des fins de test, faisant ainsi la joie des férus de technologies de recherche.

    Le service est aujourd’hui jugé mature pour le grand public. « Google Suggestions », comme il a été baptisé en français, doit ainsi faciliter la vie des internautes. Parmi les usages envisagés par Google :

    • compléter facilement des recherches quand on a oublié certains mots, dans le cas de titres de films, chansons, ou livres.

    • Corriger l’orthographe des internautes en leur mettant sous le nez l’écriture correcte quand ils écrivent mal.

    • Faire office de raccourcis pour des recherches récurrentes. Vous tapez « S U I V E» dans la boîte, et Google vous propose gentiment de venir visiter notre blog. Facile. Vous économisez ainsi quelques lettres.

    suggest.jpg
    Notez cependant que, comme à son habitude, Google ne s’étend pas sur les modalités de hiérarchisation des recherches proposées, le nombre de résultats indiqués en vert étant purement indicatif, et parfois complètement faux. En tapant uniquement les lettres de l’alphabet, on s’aperçoit cependant que Google privilégie les grands sites web en les proposant en tête de liste, avec A comme ANPE, B comme BNP, C comme Cdiscount, D comme Dailymotion, E comme eBay, etc… L’audience semble donc être un facteur déterminant.

    Festival : Le Bout du Monde

    Jeudi, août 7th, 2008

    Comment se rendre au festival ?
    Prendre sa voiture pour atteindre le site de Landaoudec, à Crozon, où se déroule le Festival du Bout du Monde n’est pas la solution la plus futée : le train, le car ou les bateaux présentent bien plus d’avantages.
    Le site de Landaoudec, sur la presqu’île de Crozon, est entouré par deux routes départementales vite saturées pendant le festival qui draine 20.000 visiteurs quotidiens pendant trois jours. Six solutions alternatives s’offrent aux festivaliers pour leur permettre de se rendre sur place en évitant l’automobile. Six solutions à la fois sûres, pratiques, conviviales, écologiques et bon marché. En 2007, elles avaient déjà représenté 10.000 trajets effectués par les festivaliers. Les organisateurs espèrent faire mieux en 2008.

    Train, car, bateau…
    Premier dispositif autorisant de laisser sa voiture au garage, le train : le prix du trajet aller-retour pour le Bout du Monde est de 10 € au départ de toute la Bretagne, sur le réseau TER Bretagne, contre présentation du billet du festival. Autre solution commode, celle du car, avec le réseau Penn-ar-Bed. Le trajet coûte 1,50 € au départ de tout le Finistère. Pour l’occasion, des liaisons supplémentaires vers Crozon seront mises en place entre le 8 et le 10 août, au départ de Carhaix, Châteauneuf-du-Faou et Châteaulin. La solution, peut-être la plus agréable et la plus originale, est celle de la voie maritime : 3 € le trajet aller ou retour entre le port de commerce de Brest et la cale du Fret, sur la presqu’île. Les vedettes Azénor assurent le voyage en trente minutes dans un cadre magnifique. À noter que, parvenus au Fret, les festivaliers peuvent accéder au site de Landaoudec, grâce à des navettes gratuites.

    Sur place aussi
    Un autre système de navettes permet, lui, de se déplacer sur la presqu’île pendant la durée du festival. Les liaisons démarrent à 10 h 30 et durent jusqu’à la fin des concerts. Pratique pour aller à la plage ou faire ses courses. Tarifs : 1,50 € le trajet entre Crozon (office de tourisme), Morgat (les Flots), Camaret (le port) et le site du festival. Un système de covoiturage existe aussi. Il permet aux festivaliers venant de toute la France ou même d’ailleurs de partager leur véhicule et leur voyage grâce au module disponible sur le site internet du festival. À noter que les organisateurs du Bout du Monde ont mis en place cette année un itinéraire balisé pour les vélos depuis la gare de Châteaulin. Plus de 40 km de routes ont été testés par leurs soins sur la presqu’île. Temps de trajet : de deux heures pour les plus pressés à quatre ou cinq heures pour les flâneurs. Belle balade touristique, en tout cas, en perspective pour les amateurs ! Mais que les inconditionnels de la voiture, s’il en reste, se rassurent : ils trouveront tout de même à leur disposition des parkings bien gardés.

    source

    Revente de billets sur internet. Le Bout du Monde porte plainte

    Mercredi, août 6th, 2008

    La société Quai Ouest Musiques, organisatrice du festival du Bout du Monde (du 8 au 10 août), a annoncé, hier, son intention de porter plainte contre le site eBay, de ventes par enchères sur internet, et les particuliers qui organisent en ce moment un trafic de « pass » trois jours à des prix prohibitifs.
    « Alors que le festival affiche complet depuis un mois et que nous ne disposons plus d’aucune place supplémentaire, y compris pour les 150 personnes de notre organisation ou nos 1.500 bénévoles, des particuliers proposent sur eBay des forfaits trois jours à des prix exorbitants », s’indigne Jacques Guérin, le patron de Quai Ouest Musiques.

    Plus de 200 € le forfait
    Le tarif normal des tickets pour le festival est de 26 € pour une journée, 44 € pour deux jours et 59 € pour les trois jours. Mais sur le site d’enchères en ligne, le prix des « pass » trois jours actuellement réclamé par les spéculateurs dépasse parfois les 200 € ! « Ces gens-là tentent de se faire du fric sur notre dos. Et, par ce trafic, ils empêchent certains festivaliers d’avoir accès à notre festival à des prix normaux », avec pour conséquence de « porter atteinte à notre image », enrage Jacques Guérin.

    « Une loi l’interdit »
    Le marché noir, rançon du succès… À ceci près, comme le rappelle Antonin Masset, co-programmateur du festival, qu’une « loi interdit toute revente de places de spectacles à un prix supérieur à la valeur faciale inscrite sur le billet, sous peine de sanctions pénales ». Les organisateurs du Bout du Monde comptent saisir le juge des référés avant la fin de la semaine. « Sur le fond, la procédure risque de prendre du temps, reconnaît Jacques Guérin, mais nous irons jusqu’au bout. Ce genre de commerce porte atteinte à tous les festivals. Il est temps d’agir ». Le patron de Quai Ouest Musiques en profite pour exhorter à prendre garde aux faux billets achetés à la sauvette. « Chaque ticket est contrôlé à l’entrée », prévient-il… À bon entendeur.

    Patrice Le Berre

    Contact : www.festival duboutdumonde.com
    Tél. 02.98.27.00.32.

    Internet :Le département doit passer au « haut-débit administratif »

    Mardi, août 5th, 2008

    Dans un communiqué, le député Marc Le Fur s’inquiète du fait que l’internet haut-débit ne soit toujours pas disponible dans tout le département.
    « C’est à ne plus rien y comprendre. C’était le branle-bas de combat en janvier dernier : il fallait travailler en urgence afin qu’il n’y ait plus de délaissés de l’ADSL dans notre département. Je me réjouissais à l’époque que le conseil général se saisisse enfin d’un dossier aussi important pour tous nos concitoyens. (…) Et voilà l’assemblée départementale réunie en session extraordinaire pour décider d’une délégation de service public destinée à remédier à cette situation injuste. J’avais alors émis des doutes sur les solutions techniques retenues, craignant qu’elles ne soient pas très durables au regard de l’évolution technologique prévisible. Je craignais aussi que l’éviction de France Télécom au profit d’une société contrôlée par des opérateurs privés et des fonds de pension, ne soit pas judicieuse. (…) »
    « Dans une impasse »
    « Que s’est-il passé depuis ? Le conseil général semble s’être engagé dans une impasse. Il est le seul département breton à persister dans ses choix de partenaires. Résultat : aucun service mis en place. Aucune information permettant de connaître le service dont on disposera et à quel prix (…). Le conseil général annonçait le début des travaux dès le printemps. Mme Le Clézio, vice-présidente de l’assemblée départementale, annonce maintenant des travaux à l’automne (…), pour une durée de 24 mois. Deux ans ! Le monde technologique ne fonctionne pas à la vitesse des procédures administratives et de l’exécutif du conseil général. C’est au conseil général de s’adapter et il y a urgence. (…) Pour que tout le monde accède au haut-débit dans notre département, il est impératif que le conseil général passe lui-même en haut-débit administratif. »

    Warenghem : Son whisky primé à Los Angeles

    Lundi, août 4th, 2008

    Gilles Leizour, le directeur de la distillerie Warenghem de Lannion (22), en a été le premier surpris. Présenté par l’un de ses clients américains au concours international des vins et spiritueux de Los Angeles, son whisky Armorik, un single malt, a reçu une médaille d’argent. « Nous avons fait aussi bien que la maison écossaise Ardbeg avec son whisky de 20 ans d’âge », s’est réjoui Gilles Leizour, qui prévoit un développement de l’activité de son entreprise, qui emploie actuellement 13 salariés, dans les mois à venir.

    VOIR NOTRE PAGE ALCOOLS DE BRETAGNE

    Depuis 1900, la distillerie Warenghem, créée par Léon Warenghem, distille, fait macérer ou fermenter, vieillit différents produits alcoolisés reconnus de haute qualité.
    Le dernier né est le Whisky Breton :

    - Whisky Breton W.B. en Blended
    - Armorik, le single malt de Bretagne

    Dans cette terre cousine de l’Irlande et de l’Ecosse où l’âme celte continue de vivre, le whisky trouve un environnement de lande de mer où il peut vieillir dans les meilleures conditions.
    Cependant il ne faut pas oublier leurs aînés :

    - Le chouchen Melmor et le chouchen vieilli en fûts de chêne : témoins très vivaces de l’influence druidique en Bretagne. Mélange de miel et d’eau, cette boisson est douce, ample et chaleureuse.
    - Les spécialités à base de pomme vous délecteront également : la Fine Bretagne (une eau de vie de cidre), le Ker Pommeau de Bretagne (un mélange de moût de pomme et de Fine Bretagne) et le Pomig (une liqueur de pomme).
    - Enfin, laissez-vous également charmer par le Cassis de Lannion (une liqueur de cassis) et l’Elixir d’Armorique (une liqueur à base de 35 plantes)

    VOIR NOTRE PAGE ALCOOLS DE BRETAGNE

    Les produits Warenghem sont actuellement diffusés majoritairement par la grande distribution :
    - Intermarché
    - Casino
    - Carrefour
    - Monoprix
    - Auchan
    - Leclerc
    - Cora
    - Système U
    Ils sont présents sur le circuit CHR par l’intermédiaire de Métro et Promocash. Il faut également signaler l’importante volonté d’exporter; aujourd’hui Warenghem est présent en Allemagne, au Japon, en Belgique et aux Pays-Bas.

    Nous vous invitons par ailleurs à venir visiter chaque été la distillerie où nous nous ferons un plaisir de vous recevoir.

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    Océanopolis. Un bébé gorfou sauteur

    Dimanche, août 3rd, 2008

    Cela n’a pas été facile… mais la ténacité a fini par payer. Et l’heureux événement a fini par arriver. C’est avec grand plaisir que la manchotière d’Océanopolis, à Brest, compte, depuis quelques jours, un nouvel habitant. Cette année, ce ne sont pas moins de trois couples qui se sont formés au sein de cette population comptant 40 individus. Un deuxième œuf est ainsi sur le point d’éclore. (Photo Océanopolis)

    Source

    Tablantec. Il mène son public en bateau

    Samedi, août 2nd, 2008

    Son plaisir, à lui, c’est de mener les gens en bateau… sur son voilier. En digne bonimenteur, Ronan Tablantec se fait conteur fantasque et chroniqueur génial des bassesses et grandeurs d’un quotidien érigé en épopée…
    « En réalité, je suis Sarthois et je m’appelle Sébastien, avoue l’artiste. Mais les gens ne me croient pas. À La Réunion, tout le monde venait voir le Breton ! Pourtant, la trame du spectacle, c’est ma vie ». Défaut d’imagination, feignantise ou facilité de parole ? Difficile de démêler l’écheveau dans le petit monde de Tablantec, « abandonné par ses parents à la pointe du Raz et recueilli par des cormorans ». Allez savoir ce qui est vrai dans ce cerveau qui se nourrit du potin de bistrot, du coup de fil du banquier ou des grandes oreilles d’un gamin. Ronan Tablantec tape sur tout ce qui bouge, avec ses mots au fer rouge. Mais avec respect et humanité : « Je mets le doigt où ça fait mal, mais sans vouloir blesser, me moquant d’abord de moi-même ».

    Musée intime
    Et s’il estime que c’est mauvais, qu’il n’a pas fait le bon tri parmi la dizaine d’idées qui lui traversent l’esprit, il le dit tout de go. La sirène d’alarme sonne aussi quand il en fait trop. Comme ce soir-là,
    à Saint-Brieuc, « où j’ai senti que l’élu à la culture s’énervait parce que je distrayais le public avec ma canne à pêche pendant son discours ». Si ça se passe mal, il appelle papa ; pour lui fêter ses 63 ans avec le public. Manque de pudeur ? Non. Le plaisir de parler de sa vie.
    Chauds débuts à Paimpol
    Le début de l’aventure remonte à il y a quatre ans, sur les quais de Paimpol (22). « J’étais en vacances avec mes parents. Je m’ennuyais. Comédien de troupe, je rêvais de jouer, seul, au chapeau ». Le Sarthois met alors un ciré jaune et improvise. « Ce n’était pas bon, mais les gens ont accroché ». Si bien que les gendarmes lui demandent de partir. Il quitte Paimpol, déçu. Le lendemain, l’adjointe à la culture l’appelle en lui disant qu’il peut jouer s’il prouve qu’il est professionnel. Depuis, Tablantec multiplie les escales, avec succès. Au point d’être invité au Festival international de théâtre de rue d’Aurillac. Et si c’est en solitaire qu’il préfère naviguer, il a quand même accepté, cet été, la proposition faite par Gwen Potard. Le producteur lui a proposé une tournée en bateau. Le moussaillon Tablantec s’est ainsi retrouvé à bord du « Face au Soleil », un cotre construit par le Morlaisien « Bout de bois ». Et, « finalement, les soirées guitare, à bord, j’adore, moi l’individualiste », confie l’artiste. Arrivé au terme de ses vingt escales artistiques sur les côtes finistériennes, l’aristo du verbe ne cache pas sa joie. « Du bonheur, cette tournée ; je suis même payé ! Ça change. À force de faire la rue au chapeau, on se carapace trop et on devient amer ». Et quand l’homme prend l’amer, il risque de couler, foi de Tablantec !

    Pratique
    Prochaines représentations : ce soir à Ouessant, samedi à l’Île de Batz, le 4 août à Carantec, les 5 et 6 août à Morlaix. Site internet : http://termajitour.zeblog.com
    Hervé Queillé

    Mont-Saint-Michel. Le chantier, l’autre attraction

    Vendredi, août 1st, 2008

    Cet été, le chantier engagé pour désensabler le Mont-Saint-Michel fait figure d’attraction. Un pavillon d’information a même ouvert ses portes. Il n’attend que son public…

    Une grande grue rouge s’élève à l ’ entrée de la digue pour reconstruire un barrage sur le Couesnon, la rivière se jetant dans la baie du Mont -Saint-Michel. Le reste, à savoir la longue digue-route et les immenses parkings, est toujours là, le chantier devant peu à peu monter en puissance pour se terminer en 2015 avec l ’ ouverture de la longue passerelle d ’ accès au Mont, selon les prévisions.
    250 visiteurs par jour contre 15.000 au Mont…

    Pour informer les visiteurs sur ce projet d ’ environ 160 millions d ’ euros, un pavillon d ’ information a ouvert ses portes en face du chantier. Mais il n ’ accueille qu ’ environ 250 personnes sur les 15.000 à 20.000 qui viennent au Mont-Saint-Michel une journée de haute saison, selon Anne Garçon, chargée de communication au syndicat mixte de la Baie. « La fréquentation du pavillon n ’ est pas celle du Mont » , reconnaît la responsable. « Mais nous sommes plus dans le qualitatif que dans le quantitatif » et elle juge les perspectives encourageantes.
    « Aux alentours , les gens en parlent et les agences de voyages qui préparent la prochaine saison s ’ informent déjà sur les conditions d ’ accès » , précise Anne Garçon. « Les médias ont tellement parlé de ce projet que ça peut inciter les gens à venir. Les touristes sont intéressés. Mais ceux qui viennent pour les travaux, ce sont avant tout les gens de la région » , constate Joël Barbedette, responsable du musée de la mer et de l ’ écologie. « Nous ne sommes clairement pas venus pour ça » , confirme un groupe de touristes de Nice qui savaient cependant « que le chantier est en cours » . Un couple belge, sur le retour de Bretagne, a également « fait le détour pour voir le Mont et la baie » mais sans s ’ arrêter aux travaux. Les réceptionnistes des hôtels et campings de la Sodétour, au bout de la digue, qui ont reçu une formation sur le chantier, « ne sont pas débordés de questions, alors qu ’ ils devraient l ’ être » , affirme Jean-Yves Vételé, P - DG de la société.
    « Public travaux » attendu comme à Millau
    Dans les hôtels du Mont, « on finit même par se demander si les touristes étrangers sont au courant » . « A part quelques demandes par téléphone pour savoir si on peut accéder au Mont, on ne nous pose pas de question » , affirme une réceptionniste. « On ne vient pas encore pour cela » , résume Jean-Yves Vételé, tout en espérant qu ’ il y aura, dans le futur, un « public travaux » venant de loin. Comme par exemple pour le viaduc de Millau, le plus grand chantier français de ces dernières années.