Recherche en Bretagne
Samedi, mars 29th, 2008La recherche publique et privée bretonne en quelques chiffres ; les secteurs de pointe qui font sa renommée, de l’agroalimentaire aux télécoms en passant par les sciences de la mer.
Les efforts de la Région et des autres collectivités, aux côtés de l’Etat, ont permis de hisser la recherche bretonne parmi les plus actives de France avec l’Ile-de-France, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-côtes-d’Azur, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. Résultat : la Bretagne dispose aujourd’hui d’un environnement propice à la création d’activités innovantes.

Une recherche publique multipolaire
Avec plus de 4 500 chercheurs dans le secteur public, la Bretagne accueille 4,5 % des effectifs de la recherche civile française. A la différence d’autres régions où le potentiel de la recherche publique est géographiquement concentré, elle est caractérisée par sa multipolarité. Quatre pôles sont répartis sur le territoire : Rennes, Brest-Quimper-Roscoff, Lorient-Vannes, Saint-Brieuc-Lannion. Sur ces sites sont implantés pratiquement tous les grands organismes nationaux (CNRS, Inra, Inria, Inserm, Ifremer, Afssa, Cemagref, MNHM, BRGM…), mais aussi quatre universités, trois IUT et seize grandes écoles.
Le dynamisme de la recherche privée
La Bretagne peut aussi s’appuyer sur le dynamisme de la recherche privée. Les entreprises bretonnes investissent chaque année plus de 650 millions d’euros en recherche et développement. Recherche privée et innovation mobilisent 6 500 chercheurs et ingénieurs en Bretagne dans les entreprises, les centres de transfert et de diffusion technologique, les sept technopoles bretonnes (Rennes, Saint-Brieuc, Lannion, Brest, Quimper, Lorient, Vannes) et l’incubateur régional Emergys. Sans oublier les centres de valorisation des universités et des écoles d’ingénieurs.
Secteurs de pointe
Parmi les thématiques qui mobilisent les chercheurs bretons, quatre occupent une place privilégiée et reconnue au niveau international : les sciences et technologies de l’information et de la communication, les sciences et technologies de la mer, l’agriculture et l’agroalimentaire, les sciences et technologies de la santé. D’autres domaines offrent aussi un potentiel réel et sont de plus en plus en interaction avec ces quatre domaines d’excellence : les sciences et technologies de l’environnement, la chimie, la biophysique et la physique des matériaux…
Information et communication
Dans les services et technologies de l’information et de la communication, un réseau dense de relations s’est tissé entre les centres de recherche de dimension nationale et internationale (Celar, France Télécom R&D) et les formations assurées par les universités et grandes écoles (ENST Bretagne, Supelec, Esat, Enssat, Insa, Inria). Cette filière de recherche de haut niveau est reconnue par les entreprises et les grands groupes (Thomson, Canon, Mistubishi, Kenwood à Rennes, mais aussi Alcatel, France Telecom, Siemens à Lannion ou encore Thalès à Brest), qui se sont rapprochés du vivier breton de la recherche en télécommunication. Une filière d’excellence qui assure aussi la création, par essaimage, d’entreprises nouvelles.
Sciences et technologies de la mer
Pôle européen de recherche marine, Brest accueille 50 % du personnel de la recherche en océanographie et en biologie marine. Autour du CNRS et de la station biologique de Roscoff, de l’Ifremer, de l’Université de Bretagne occidentale et des grandes écoles (Ensieta, EN) s’organise une recherche transversale fondée sur la coopération entre différents organismes : l’institut français pour le développement en coopération (IRD), le centre de documentation, de recherche et d’expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre), l’Institut européen de la mer (IUEM), l’Institut polaire français Paul-Emile-Victor (IPEV), l’Institut national des sciences de l’univers et de l’environnement (Insue), Météo France…
Dans les autres sciences de l’environnement, la création du Centre armoricain de recherche en environnement (Caren), structure et développe les recherches pluridisciplinaires en géosciences sur l’évolution des ressources naturelles, en particulier de l’eau.
Agriculture et agroalimentaire
De Brest à Ploufragan en passant par Quimper, Lorient ou Rennes, l’agriculture et l’agroalimentaire offrent un vaste champ de développement. La recherche autour des thématiques liées aux productions agricoles animales et végétales, à leur transformation, à la sécurité alimentaire, à la génomique et aux biotechnologies mobilise de nombreuses équipes travaillant le plus souvent en réseaux. Elles sont issues des centres de l’Inra, de l’Afssa, du Cemagref, de l’Ensar, de l’ESMISAB, et des universités et elles travaillent le plus souvent en collaboration avec les entreprises du secteur et les centres techniques qui accompagnent la mise au point d’innovations.
Les sciences et technologies de la santé
La recherche biomédicale régionale s’appuie sur un pôle de compétence bipolaire (Rennes et Brest). Il se compose de 70 unités de recherche (dont 6 labellisées par l’Inserm). Structuré notamment autour de deux centres universitaires, d’un centre anti-cancéreux, de deux unités de recherche et de formation (en médecine, pharmacie et odontologie), il vise en particulier des applications cliniques et le transfert de technologies auprès des 150 entreprises du secteur, voire la création d’entreprises de biotechnologies appliquées à la santé.
Thématiques d’avenir
D’autres domaines de recherche offrent un réel potentiel en terme de recherches transversales. Parmi eux : les sciences et technologies de l’environnement (voir ci-contre “Sciences et technologies de la mer”); la chimie autour d’un important pôle de recherche et de formation à Rennes (Institut de chimie) et Brest et de thématiques comme la chimie du vivant, l’évaluation et le traitement des pollutions, la valorisation de ressources renouvelables d’origine végétale ou algale. Les sciences humaines et sociales comptent aussi parmi les thématiques d’avenir. Avec plus de 900 chercheurs dans les quatre universités de Bretagne, elles ont un potentiel de recherche important et varié en Bretagne. Autres secteurs de recherche appelés à se développer en Bretagne : la biophysique, la bio-informatique et les biotechnologies ; la physique des matériaux ; les nanosciences ; la mécanique et le génie des procédés ; les mathématiques fondamentales et appliquées.










