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  • Archive for janvier, 2007

    21,9 % du linéaire côtier breton concerné par l’érosion

    Lundi, janvier 1st, 2007

    Erosion, stabilité ou accrétion, l’évolution du trait de côte dépend fortement de la nature du milieu concerné. A l’échelle européenne, 15 km² de terres sont gagnées par la mer chaque année.

    Les littoraux évoluent différemment selon leur nature et leur orientation avec pour conséquence le recul ou la progradation (engraissement, accrétion). Ainsi, les littoraux rocheux résistent plus aux attaques de la mer que les littoraux meubles tels que les plages de sable ou les cordons dunaires, qui subissent de perpétuels remodelages, sous les effets des vents, de la houle et/ou des courants marins associés.
    Le suivi de cette évolution s’appuie sur l’étude du « trait de côte ». Le trait côte correspond à la limite jusqu’à laquelle peuvent parvenir les eaux marines lors des fortes tempêtes survenant aux plus hautes mers de vives eaux.

    Toutes les côtes françaises sont concernées

    A l’échelle de l’Europe, en 2004, environ 20 000 km de côtes sont en érosion, avec pour conséquence 15 km² de terres gagnées par la mer chaque année.
    Selon une étude [documenté » de Bretagne et de Loire-Atlantique est stable. Cette part est de 71 % dans le Morbihan. Les littoraux qui gagnent sur la mer (progradation) sont rares. Ils ne représentent, par exemple, que 3 % des côtes naturelles du Finistère. La part du littoral s’érodant est supérieure à la moyenne métropolitaine sur le littoral des Côtes d’Armor (37 %) et du Finistère (32 %). Des secteurs comme la côte de granite rose, le Léon, le sud Finistère (d’Audierne à Bénodet), le littoral de Port-Louis à la presqu’île de Quiberon sont concernés par l’érosion. Le littoral naturel d’Ille-et-Vilaine, essentiellement rocheux, est stable, bien que le site naturel de la baie du Mont-Saint-Michel illustre de façon emblématique le phénomène d’accrétion. D’après les données issues du projet Eurosion, au plan de l’évolution du littoral, la Bretagne ne présente pas de spécificité particulière par rapport aux côtes européennes et françaises.